En date du 9 septembre 2025, la Banque de France prévoit que le PIB français progressera de 0,3 % au troisième trimestre, soit un rythme identique à celui observé au deuxième trimestre. Ce taux de croissance modeste s’inscrit dans un contexte économique marqué par de fortes préoccupations, notamment en terme de confiance des entreprises et de climat politique instable.
Une croissance soutenue par certains secteurs malgré des fragilités
La projection de 0,3 % de croissance du PIB repose en grande partie sur une hausse de l’activité industrielle, notamment dans l’aéronautique, ainsi que sur la bonne tenue des services marchands et non marchands. Selon les estimations de la Banque de France, le secteur de la construction ainsi que l’énergie devraient montrer des baisses de valeur ajoutée, ce qui atténue le potentiel global de croissance, selon BFMTV.
Cette dynamique sectorielle contraste avec la forte incertitude relevée par les entreprises. Le chef économiste Olivier Garnier a souligné « une plus grande incertitude qu’habituellement » dans l’enquête mensuelle de conjoncture, alertant sur les effets potentiels d’un environnement politique instable, notamment après la chute du gouvernement de François Bayrou, rapporte BFMTV.
Le rôle de la Banque de France dans les estimations et les enjeux macroéconomiques
L’estimation provient d’une enquête mensuelle de conjoncture menée auprès d’environ 8 500 entreprises ou établissements. Ces derniers rapportent des anticipations contrastées : certains secteurs industriels comme l’aéronautique anticipent un regain d’activité, tandis que d’autres restent sur des tendances plus faibles.
Or, malgré cette estimation de croissance, plusieurs défis pèsent sur la trajectoire macroéconomique. D’abord, les perturbations possibles dans la construction et le secteur énergétique, déjà en recul. Ensuite, la capacité des entreprises à investir reste conditionnée par la confiance, elle-même affectée par les incertitudes politiques et sociales. Enfin, sur la dimension globale, même si cette hausse de 0,3 % se situe dans une fourchette modeste, elle souligne la résistance relative de l’économie française face aux chocs extérieurs et intérieurs.


