Scandale en Ile-de-France : des centres de santé accusés de pratiques choquantes

La fermeture de trois centres Dentylis en Île-de-France crée un véritable casse-tête pour les patients, menaçant l’accès aux soins.

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Scandale en Ile-de-France : des centres de santé accusés de pratiques choquantes
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La fermeture de trois centres de santé du groupe Dentylis en Île-de-France inquiète patients et responsables sanitaires, dans un contexte de crise de liquidité plus large. Ces établissements ont été déconventionnés par l’Assurance maladie à la suite d’accusations sérieuses de surfacturations et de refacturations, pour un préjudice estimé à près de 1,5 million d’euros. Cette affaire soulève des problèmes financiers et éthiques, tout en compliquant l’accès aux soins pour de nombreux usagers.

Les centres concernés

Les fermetures concernent le centre de santé Dentylis à Gennevilliers dans les Hauts-de-Seine, celui de Nanterre également dans les Hauts-de-Seine, ainsi que celui de Sainte-Geneviève-des-Bois dans l’Essonne. Tous ces établissements ont été déconventionnés par les caisses primaires d’assurance maladie (CPAM) en raison d’irrégularités constatées.

Le déconventionnement veut dire que les actes réalisés dans ces centres ne seront plus remboursés au tarif habituel mais à un tarif d’autorité, nettement inférieur. Cette mesure a pris effet le 15 juillet, marquant ainsi la fermeture officielle des centres pour une durée indéterminée. Un message expliquant cette situation a été affiché sur le rideau métallique abaissé devant les établissements fermés.

Fraudes et conséquences financières

L’enquête de la CPAM, lancée début 2022, a mis au jour plusieurs pratiques frauduleuses, comme la facturation d’actes non réalisés et la refacturation répétée d’un même acte. Grâce à ces manœuvres, les centres concernés auraient accumulé un préjudice d’environ trois millions d’euros, dont 1,4 million d’euros pour les trois centres d’Île-de-France. En particulier, les centres de Nanterre et Gennevilliers enregistrent ensemble un préjudice de 1,2 million d’euros.

Suite à ces découvertes, le centre de Nanterre ainsi que celui de Gennevilliers ont été déconventionnés pour cinq ans chacun, tandis que le centre de Sainte-Geneviève-des-Bois a vu sa sanction réduite à un an.

Réaction du groupe Dentylis

Face à ces accusations sérieuses, le groupe Dentylis conteste fermement les conclusions de la CPAM. Selon lui, « des erreurs manifestes d’appréciation ont été commises dans le calcul du préjudice ». La société estime que le préjudice réel ne dépasserait pas 200 000 euros, bien loin du montant avancé par l’Assurance maladie.

Pour tenter de revenir sur cette décision, Dentylis a saisi la commission de recours amiable de la CPAM pour obtenir une réévaluation du préjudice. Le groupe insiste par ailleurs sur le fait que « ces contrôles ne remettent pas en cause la qualité des soins prodigués ni l’expertise médicale des praticiens ».

Conséquences pour les patients

La fermeture inattendue et le déconventionnement touchent directement les patients qui se rendaient régulièrement dans ces centres. Désormais, ils doivent se tourner vers d’autres établissements du groupe ou trouver des solutions locales pour continuer leurs soins. Le risque est particulièrement élevé pour les personnes vulnérables qui pourraient perdre l’accès à leur suivi médical habituel.

Dentylis a exprimé ses inquiétudes à ce sujet en précisant : « Ces décisions exposent certains territoires à une rupture de l’accès aux soins, surtout pour les plus fragiles. »

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