SNCF en grève : Sud-Rail le 10, les syndicats majoritaires le 18 septembre

La rentrée s’annonce difficile pour les voyageurs : deux appels à la grève à la SNCF, les 10 et 18 septembre, laissent présager de fortes perturbations dans les transports ferroviaires, avec un impact direct sur la circulation des trains.

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Préavis de grève en mai : la SNCF face à un défi de taille
SNCF en grève : Sud-Rail le 10, les syndicats majoritaires le 18 septembre © journaldeleconomie.fr

Depuis le 3 septembre 2025, la contestation sociale prend forme à la SNCF. Trois syndicats majoritaires — CGT-Cheminots, UNSA-Ferroviaire et CFDT-Cheminots — ont annoncé une grève nationale le 18 septembre, tandis que Sud-Rail a fixé une autre mobilisation au 10 septembre.

Deux journées de grève programmées en septembre

La première alerte interviendra le 10 septembre, à l’initiative de Sud-Rail. Ce syndicat, qui n’a pas signé le communiqué commun du 3 septembre, entend agir sans attendre. Toutefois, selon RTL, la CGT-Cheminots a appelé ses adhérents à rejoindre également ce mouvement, ce qui devrait accentuer les difficultés de circulation dès cette journée. La journée du 10 septembre 2025 risque par ailleurs d’être compliquée sur tous les fronts puisqu’il s’agit de la journée de mobilisation citoyenne du mouvement « Bloquons Tout ».

Huit jours plus tard, le 18 septembre, les trois syndicats majoritaires de la SNCF entreront à leur tour en grève. Leur poids au sein du personnel, près de 70 % des voix aux dernières élections professionnelles, laisse entrevoir un mouvement suivi, avec des conséquences importantes sur l’offre de transport. Le communiqué syndical est explicite : « toutes les cheminotes et tous les cheminots » sont invités « à se mobiliser massivement » par la grève et à manifester.

Thierry Nier, de la CGT-Cheminots, estime que « le budget tel qu’il est construit aujourd’hui est très violent, il touche évidemment l’ensemble des salariés du pays », relaye RMC. Pour Thomas Cavel de la CFDT-Cheminots, « il faut donner un avenir au ferroviaire, c’est une question pour nos emplois ». Quant à l’UNSA-Ferroviaire, son secrétaire fédéral Fabrice Charrière dénonce la perspective de « deux jours à travailler gratuitement », en référence à la suppression envisagée de jours fériés.

Conséquences attendues pour les usagers

Ces mobilisations risquent de se traduire par des annulations de trains, retards en cascade et difficultés de réservation, notamment sur les trajets quotidiens domicile-travail. Les journées de grève touchent par ailleurs la période de reprise économique après l’été, un moment stratégique pour les entreprises dépendantes de la ponctualité des transports.

Les syndicats justifient leur mobilisation par la contestation du budget 2026 et par des inquiétudes sur l’avenir du service public ferroviaire. Mais pour les voyageurs, le résultat est clair : deux dates à cocher, synonymes de désorganisation.

À ce stade, la SNCF n’a pas encore publié de prévisions de trafic détaillées, mais l’expérience des précédents mouvements montre qu’une forte participation entraîne des perturbations sur l’ensemble des lignes nationales et régionales.

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