Le LEP s’est démarqué entre 2023 et 2025 par des rendements nettement supérieurs aux autres livrets réglementés, culminant à 5,93 % en 2023, puis à 4,67 % en 2024 et 3,21 % en 2025. Mais la tendance s’est inversée. En janvier 2026, le taux est de 2,70 %, et il pourrait encore baisser.
Ce recul s’explique par la diminution continue de l’inflation, qui entre dans le calcul du taux. En conséquence, la collecte nette du produit s’est affaiblie : après un record à plus de 20 milliards d’euros en 2023, elle est tombée à 7 milliards en 2024, et pourrait devenir légèrement négative en 2025.
Deux scénarios pour février 2026
La révision du taux du 1er février 2026 est cruciale. Selon Moneyvox, deux hypothèses se dessinent :
- 1,90 % si l’on applique strictement la règle : LEP = Livret A + 0,5 point, avec un Livret A attendu à 1,40 %.
- 2,40 % si l’écart d’un point entre Livret A et LEP est maintenu, comme ce fut le cas lors des révisions précédentes, dans un souci de soutien au pouvoir d’achat des ménages modestes.
Le gouverneur de la Banque de France avait déjà pris cette décision par le passé, soulignant le rôle social du LEP.
Un possible rebond à l’été
Un léger rebond est envisagé en août 2026, deuxième période de révision annuelle. Si l’inflation repart à la hausse et que le Livret A est revalorisé à 1,60 %, le taux du LEP pourrait mécaniquement grimper à 2,60 %. Mais ce scénario dépend de nombreuses variables économiques et reste incertain.
Ce qui semble acquis, c’est que le rendement réel (net d’inflation) du LEP restera positif, ce qui le distingue toujours de nombreux autres produits d’épargne réglementés.
Effets en cascade sur les autres livrets
La baisse du Livret A affectera aussi d’autres produits :
- LDDS : aligné sur le Livret A, il pourrait tomber à 1,40 %.
- CEL : attendu à 1 % brut, soit 0,70 % net après fiscalité.
- Livrets jeunes : leur rémunération, qui varie de 1,70 % à 4 %, devrait également baisser, car elle ne peut être inférieure à celle du Livret A.





