Le gouvernement français a annoncé une hausse importante de la taxe foncière, une décision qui suscite de vives critiques et alimente le débat politique. Prévue pour entrer en vigueur en 2026, cette hausse concerne environ 7,4 millions de logements à travers le pays.
Elle intervient lors d’une révision des logements par la direction des finances publiques (administration fiscale), un processus présenté comme « automatique ». Cette actualité touche 23 % des Français, et pourrait rapporter près de 446 millions d’euros supplémentaires aux communes et départements.
Une mise à jour technique qui fait monter la note
La hausse provient d’un recalcul des bases administratives qui n’avaient pas été revues globalement depuis leur instauration en 1970. La révision prend en compte de nouveaux critères dits de « confort » : présence d’eau courante, d’électricité, de sanitaires, et de systèmes de chauffage ou de climatisation.
Ces éléments, a priori anodins, augmentent mécaniquement le nombre de mètres carrés pris en compte et entraînent une hausse moyenne de 63 euros par logement.
Cette réévaluation s’inscrit dans la continuité du plan de révision de 1990. Pour la ministre des Comptes publics, il s’agit d’une « correction technique ». Les propriétaires qui souhaitent contester peuvent demander un dégrèvement (exonération totale).
Ce que disent les politiques
Sur le plan politique, l’augmentation nationale a provoqué un vrai tollé. Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, a indiqué que « le gouvernement se réserve le droit d’interroger la pertinence de cette mesure » dans les mois à venir, cite France Bleu. Mais cette promesse d’une étape de réflexion n’a pas calmé les critiques.
Jordan Bardella, président du Rassemblement national, a fustigé la méthode, accusant Bercy d’avoir « imposé cette mesure dans le dos de la représentation nationale ». Mathilde Panot, cheffe des députés insoumis, a dénoncé « une attaque directe au pouvoir d’achat », s’opposant fermement à cette « nouvelle trouvaille ».
Gabriel Attal, ancien Premier ministre macroniste et patron du parti Renaissance, a aussi critiqué la décision. Selon lui, « une France de propriétaires » est nécessaire, et il a qualifié l’évolution de l’immobilier d' »échec ».



