Vous ne devinerez jamais qui fait le plus de rachats de crédit

Une étude OpinionWay pour Ymanci, menée auprès de plus de 1 000 Français, révèle que le rachat de crédit touche bien au-delà des ménages en difficulté. Classes moyennes, propriétaires, cadres : les profils sont variés, et les motivations dépassent largement la simple survie budgétaire.

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Pour la première fois, une étude approfondie éclaire une pratique financière souvent mal comprise en France. Ymanci, courtier en solutions de financement, a mandaté OpinionWay pour interroger plus de 1 000 personnes ayant effectué un rachat de crédit. Publiés le 7 octobre 2026, les résultats remettent en question les idées reçues. Le rachat de crédit n’est pas seulement un dernier recours pour les ménages en difficulté. Il est de plus en plus utilisé par une clientèle diversifiée, surtout dans les classes moyennes, comme outil d’optimisation budgétaire.

Hugues Rolland du Roscoät, directeur marketing et communication du groupe Premista et porte-parole de la marque Ymanci, souligne l’enseignement principal de l’enquête : « Cette étude exclusive en France confirme que le regroupement de crédits n’est pas seulement destiné à surmonter des difficultés financières. Les Français l’utilisent aussi pour simplifier la gestion de leur budget et concrétiser des projets. Une solution qui répond à divers besoins et prouve son utilité. »

Une approche mature du crédit en France

Les utilisateurs du rachat de crédit ne forment pas un groupe marginal. Leur profil est proche de celui de la population générale, avec quelques distinctions notables. L’âge moyen est de 50,1 ans, légèrement supérieur à la moyenne nationale. Plus de la moitié des sondés (54 %) ont plus de 50 ans, avec une forte représentation des 50-64 ans à 30 % contre 24 % dans la population générale.

Bien que les moins de 35 ans soient minoritaires (24 %), leur implication montre un changement générationnel dans l’approche de l’endettement. Pour ces jeunes actifs, le regroupement de crédits vise surtout l’optimisation plutôt que la survie budgétaire, même si 57 % des sondés décrivent une situation financière précaire avant l’opération.

La vie familiale est un autre facteur clé : 70 % des participants vivent en couple et 41 % ont au moins un enfant à charge. Les foyers comptent en moyenne 2,7 personnes, influençant naturellement les décisions financières. De plus, 69 % sont propriétaires de leur logement, dont 44 % sans emprunt en cours et 25 % encore accédants, tandis que 31 % sont locataires.

Diversité géographique et des revenus

Géographiquement, la province regroupe 75 % des opérations, mais l’Île-de-France se distingue avec une surreprésentation : 25 % des utilisateurs de rachat de crédit y résident, bien qu’elle ne représente que 18 % de la population nationale. Ce phénomène peut s’expliquer par le coût de la vie dans la région parisienne, où les revenus sont plus élevés mais accompagnés de charges également plus lourdes.

Les revenus des ménages concernés montrent une réalité bien différente des stéréotypes. Un quart des foyers rapporte des revenus annuels nets inférieurs à 24 000 euros, tandis que 42 % se situent entre 24 000 et 42 000 euros par an. Plus d’un tiers (33 %) a des revenus supérieurs à 42 000 euros, dont 12 % au-delà de 60 000 euros. Le rachat de crédit concerne donc principalement les classes moyennes et supérieures.

Les catégories socioprofessionnelles reflètent une diversité surprenante. Les employés et ouvriers sont les plus nombreux (27 %), avec une surreprésentation des employés (23 % contre 16 % dans la population générale). Les professions intermédiaires représentent 20 %, soit cinq points de plus que leur poids démographique. La présence de 18 % de cadres, professions libérales, chefs d’entreprise, artisans ou commerçants montre que le rachat de crédit n’est pas l’apanage des revenus modestes. Les retraités, quant à eux, comptent pour 29 % des sondés, probablement en raison de l’adaptation budgétaire nécessaire après la retraite.

Prédominance des crédits à la consommation

L’étude OpinionWay pour Ymanci révèle que 78 % des rachats de crédit concernent des prêts à la consommation, loin devant le crédit immobilier à 39 %. Les seniors se démarquent ici : 85 % des regroupements de crédits à la consommation concernent des personnes de 50 ans ou plus, dont 84 % de retraités. Cela s’explique souvent par l’accumulation de petits crédits pour des besoins quotidiens.

Les jeunes, en revanche, ont un rapport différent avec la banque. Ils sont 27 % à inclure le regroupement de découverts bancaires dans leur opération, une proportion qui atteint 34 % chez les 18-24 ans. Pour certains, le découvert est devenu un mode de financement quasi permanent, entraînant des frais importants. Le regrouper en une seule mensualité aide à sortir de ce cercle vicieux.

Autre point notable : 58 % des personnes interrogées ont effectué leur regroupement au cours des cinq dernières années, avec une accélération visible en 2024 et 2025. Chez les moins de 35 ans, seulement 8 % déclaraient avoir procédé à un rachat de crédit en 2020 ou avant, contre 51 % entre 2021 et 2023 et 41 % entre 2024 et 2025. À l’inverse, les plus de 35 ans avaient davantage recours à cette solution avant 2021, avec 74 % des 65 ans et plus concernés.

Motivations variées pour le rachat de crédit

La réduction des mensualités est la principale motivation pour près d’un Français sur deux, mais d’autres raisons se détachent. Simplifier la gestion des crédits intéresse 24 % des répondants et 17 % voient le rachat comme un moyen d’éviter le surendettement. Plus inattendu, 10 % utilisent cette option pour financer un nouveau projet, montrant que l’opération peut être un tremplin plutôt qu’une mesure désespérée.

Avant le regroupement, 40 % des sondés peinaient à honorer leurs mensualités, entraînant des retards de paiement ou des négociations avec les créanciers. Après l’opération, 89 % ont constaté une baisse de leurs mensualités, dont 43 % entre 10 et 30 %. Globalement, 86 % estiment que leur situation financière s’est améliorée, et 24 % la jugent nettement meilleure.

L’impact du stress financier sur la santé

L’étude souligne également l’impact souvent négligé du stress financier sur la santé et la vie familiale. Avant le rachat de crédit, 75 % des participants subissaient des répercussions concrètes : 53 % avaient des troubles du sommeil, 37 % ressentaient des tensions familiales et 15 % évoquaient un état dépressif.

Après l’opération, 84 % des personnes interrogées ont vu leur stress lié à l’argent diminuer, retrouvant un meilleur sommeil et des relations familiales apaisées. Ainsi, les bénéfices du rachat de crédit s’étendent au-delà des économies financières, améliorant également la qualité de vie.

Satisfaction et bouche-à-oreille positif

Les indicateurs de satisfaction sont éloquents : 87 % des répondants sont satisfaits de leur rachat de crédit, dont 28 % très satisfaits. De plus, 96 % seraient prêts à recommencer si nécessaire et 94 % recommanderaient cette démarche à leur entourage. Des taux qui reflètent une expérience généralement positive, bien que l’opération puisse allonger la durée de remboursement et augmenter le coût total du crédit.

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