La baisse du taux d’impôt sur les sociétés limitée et reportée
SMIC, heures supplémentaires, CSG… Edouard Philippe prévise ce lundi la mise en application des annonces présidentielles en réponse au mouvement des Gilets Jaunes. Mais pour financer les dix milliards d’euros promis, plutôt que d’envisager une réduction des dépenses publiques, le Premier Ministre commence par reporter les baisses d’impôts promises aux entreprises, en limitant la baisse du taux d’impôt sur les sociétés à celle de moins de 250 millions d’euros de chiffre d’affaires l’année prochaine.
Cette baisse sera par ailleurs décalée d’un an pour les autres. « Nous voulons faire en sorte que le travail paie et nous baissons les impôts pour tout le monde, pour les ménages, comme pour les entreprises et les investisseurs », affirme pourtant le Premier Ministre dans son entretien exclusif aux Echos. « Notre objectif est d’accroître le pouvoir d’achat des foyers de la classe moyenne, c’est ce qu’ont demandé les Gilets jaunes. » Le locataire de Matignon précise au passage que le gain de 100 euros net pour les salariés proches du Smic passera « par une hausse massive de la prime d’activité » qui sera versée « dès le 5 février pour compléter le salaire de janvier ».
Quelle sera la facture pour les finances publiques de cet ensemble de mesures ? « Les mesures annoncées par le président vont coûter de l’ordre de 10 milliards d’euros », confirme Edouard Philippe. « Nous assumons une légère augmentation du déficit du fait de l’accélération de la baisse des impôts. Mais nous faisons attention aux comptes publics, et nous prenons une série de mesures, sur les entreprises et sur les dépenses, de l’ordre de 4 milliards. Cela devrait permettre de contenir le déficit à environ 3,2 % pour 2019. »



Face à l’une des pires crises sociales,morales et politiques de ces dernières décennies (mouvement dit des « Gilets jaunes ») Mme Jacqueline Gourault préconise d’augmenter les impôts des + démunis, des – riches d’entre nous.La justice sociale,selon les néolibéraux,consiste à écraser les + faibles !Le contrat social,dans sa version néolibérale,revient à chanter les louanges des « premiers de cordée » comme Carlos Ghosn et à faire supporter aux déshérités des conditions de vie indignes d’un pays très riche.Avec Mme Gourault on serait tenté de proposer aux + fortunés de faire la chenille sur un rythme endiablé en entonnant leur chansonnette préférée « Tous autant qu’on est on ne se laisse pas aller !On est tous pour Macron,tous autant qu’on est,on est pour Macron ! »