Un siège social à Singapour
Tremblement de terre dans la City. Alors qu’un « hard Brexit », une sortie de la Grande-Bretagne de l’Europe sans accord, se rapproche, les annonces et les mauvaises surprises se succèdent. Ainsi, après l’annonce du déplacement du siège social de Sony Europe de Londres aux Pays-Bas, c’est au tour du britannique Dyson d’annoncer par surprise, mardi 23 janvier, lors de la présentation de ses résultats annuels, la relocalisation de son siège social à Singapour. Une annonce faite en même temps que celle de bénéfices annuels records : 1,25 milliard d’euros en 2018.
Pourquoi Singapour ? C’est la que le groupe, actuellement centré sur l’électro-ménager design haut-de-gamme, prévoit de produire et lancer ses voitures électriques d’ici deux ans. « Afin de refléter l’importance croissante de l’Asie dans notre développement, nous avons décidé d’y relocaliser le siège social de Dyson », a expliqué l’entreprise dans un communiqué. Il est vrai que la marque réalise d’ores et déjà la majorité de son chiffre d’affaires en Asie.
Priorité à l’Asie… et Brexit
Ne l’appelez plus jamais Sir ! Les réactions à cette annonce sont très violentes outre-Manche. Le directeur général du groupe, Jim Rowan, a néanmoins précisé, sans être cru, que le déplacement du siège n’avait « rien à voir avec le Brexit », assurant que la répartition des impôts payés par Dyson ne changerait pas et que la société continuerait à investir au Royaume-Uni.
Pour autant, l’entrepreneur aujourd’hui âgé de 71 ans est et demeure favorable au Brexit. La raison : il est impossible selon lui de négocier avec l’Union Européenne, où l’innovation est bridée par le cartel des industriels allemands imposant leurs normes et réglementations à la Commission européenne…


