Une délocalisation déloyale ?
Le groupe Bic a annoncé le 2 janvier dernier la vente de sa filiale Bic Sport. Le pionnier de l’industrie de la planche à voile ne représentait, il faut dire, que 1% de son chiffre d’affaires. La société a été rachetée par le groupe estonien Tahe Outdoors, l’un des principaux fabricants européens de kayaks, canoës et kite-surf. Son intention : se recentrer sur ses trois métiers de base, la papeterie, les briquets et les rasoirs.
La production doit être redéployée à Marne-la-Vallée, en Seine-et-Marne, pour le 4 couleurs, à Bizerte, en Tunisie, pour les stylos Atlantis et Velocity. Bilan : les 33 salariés de l’atelier vannetais Bic Ecriture 2000 qui produisent le célèbre stylo 4 couleurs vont être licenciées du fait de la délocalisation du site. Si la direction propose de relocaliser six postes à Marne-la-Vallée, aucun des salariés vannetais n’envisage de s’installer en région parisienne. Les salariés bretons sont du coup en grève illimitée, protestant contre le « manque de loyauté » de leur direction. Ils estiment être licenciés alors que les carnets de commande sont pleins. Du côté de chez Bic, qui réalisé 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2017, on se dit « conscients des conséquences de cette fermeture et prêt à « faire en sorte que tout ce passe dans les meilleures conditions pour chaque salarié », selon, une porte-parole.




