Le gouvernement français a présenté dans son projet de loi de finances 2025 des modifications concernant le chèque énergie, une aide essentielle pour les ménages aux revenus modestes. Selon les nouvelles propositions, les critères d’attribution de cette aide seront modifiés, ce qui entraînera une réduction du nombre de bénéficiaires dès janvier 2025.
Des changements dans l’attribution du chèque énergie
Le chèque énergie, qui est actuellement distribué de manière automatique à plus de 5,6 millions de ménages, permet de payer les factures d’énergie (électricité, gaz, fioul, bois) ou de financer des travaux de rénovation énergétique. Ce dispositif, qui s’appuie sur le revenu fiscal de référence des foyers, sera revu pour croiser deux critères principaux : la situation financière des ménages et l’occupation de leur résidence principale.
Le gouvernement prévoit de baser l’éligibilité sur le numéro de point de livraison d’électricité du logement, plutôt que sur l’adresse postale comme auparavant. Cela vise à rendre le processus plus précis, en garantissant qu’un seul chèque soit attribué par logement.
Une fin de l’automatisation pour les nouveaux bénéficiaires
Jusqu’à présent, les bénéficiaires du chèque énergie recevaient cette aide de façon automatique, sans démarche particulière. Cependant, à partir de 2025, les nouveaux éligibles devront remplir une déclaration pour en bénéficier. Cette mesure suscite des inquiétudes chez les associations de lutte contre la pauvreté, telles que la Fondation Abbé-Pierre, qui estime que cette modification pourrait entraîner une diminution significative du nombre de ménages demandant cette aide, entre 60 et 70 % selon leurs estimations.
Un impact potentiel sur les ménages les plus fragiles
Les associations craignent que la fin de l’automatisation pénalise les foyers les plus défavorisés, souvent les moins enclins ou capables d’effectuer des démarches administratives. Ces ménages, vivant majoritairement sous le seuil de pauvreté, risquent de ne plus recevoir cette aide vitale pour alléger leurs factures énergétiques.
De plus, la suppression de la taxe d’habitation, qui servait à identifier les bénéficiaires du chèque énergie, complique le ciblage des ménages éligibles. Le gouvernement justifie la modification par la nécessité de mettre en place un système plus pérenne et précis, mais les conséquences de cette réforme sur la lutte contre la précarité énergétique sont au centre des débats.
Une réaction attendue des députés
Face aux critiques, les associations appellent les députés à maintenir l’automatisation du versement du chèque énergie, en particulier pour les ménages les plus précaires. Ils demandent également une augmentation du montant de l’aide, afin de mieux compenser l’impact de la hausse des prix de l’énergie sur les foyers modestes.
Les discussions autour de cette réforme se poursuivent, et l’issue des débats au Parlement pourrait déterminer le futur de cet outil essentiel pour la lutte contre la précarité énergétique en France.



Pourquoi prendre les revenus de N-2 et non le RF de 2023. Il y a des personnes pour qui les revenus on baissés
Bonsoir je suis à la AAH je ne peut pas me déplacer es que j aurait le droit au aide du chèque énergie ??? Veuillez agréé mes salutations.