Le Fonds monétaire international (FMI) a publié le 22 octobre 2024 ses prévisions actualisées pour la croissance mondiale, marquées par une prudence face aux incertitudes économiques et géopolitiques. Les perspectives pour 2025 révèlent une stagnation de la croissance mondiale à 3,2%, soit un taux identique à celui anticipé pour 2024.
Croissance mondiale : pas d’amélioration en 2025
La croissance de l’économie mondiale, prévue à 3,2 % en 2025 comme en 2024, traduit une dynamique économique globale fragile. Le FMI souligne que si l’inflation ralentit, le risque d’une nouvelle flambée des prix, notamment dans les matières premières, demeure réel en raison des conflits géopolitiques, comme ceux au Moyen-Orient. Le ralentissement des grandes économies émergentes, notamment la Chine et la Russie, pèse également sur ces prévisions. Le FMI insiste sur la nécessité d’adopter des politiques économiques coopératives pour éviter une fragmentation économique mondiale.
En Europe, les prévisions sont également peu encourageantes. Le FMI prévoit une croissance de 1,2% pour la zone euro en 2025. Une croissance faible qui s’explique par des difficultés persistantes, notamment en Allemagne, où la croissance ne devrait atteindre que 0,8%. La zone euro souffre encore des conséquences des crises énergétiques et inflationnistes, ainsi que d’une faible dynamique d’investissement. Les tensions sur le marché du travail, marquées par une hausse des salaires sans gain de productivité, alourdissent les coûts de production, limitant ainsi la compétitivité des entreprises européennes.
France : des attentes modestes pour la croissance
En France, le FMI a révisé à la baisse ses prévisions, tablant sur une croissance de 1,1% en 2025, un chiffre stable par rapport à 2024. Bien que modeste, cette prévision reste supérieure à celle de l’Allemagne, mais reflète les mêmes problèmes structurels : inflation résiduelle, hausse des coûts de la main-d’œuvre et faible productivité. Le FMI souligne que la France, comme d’autres économies européennes, devra investir dans des réformes structurelles pour renforcer sa compétitivité et stimuler la croissance à long terme.
Ainsi, les prévisions du FMI pour 2025 pointent vers une économie mondiale en quête de stabilité, mais freinée par des conflits qui s’enlisent : la guerre entre la Russie et l’Ukraine, le conflit au Moyen-Orient mais aussi des tensions entre la Chine et Taïwan. La prudence demeure de mise pour l’ensemble des régions, notamment en Europe, où les perspectives économiques sont plombées par des déséquilibres internes et externes.



