Automobile : l’électrique prend de plus en plus de parts de marché

L’électrification du marché automobile européen se confirme mois après mois. Les voitures électriques à batterie (BEV) ont enregistré 701 089 immatriculations entre janvier et mai 2025.

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La baisse des prix des voitures d’occasion renforce le pouvoir de négociation des acheteurs sur un marché redevenu plus concurrentiel. | journaldeleconomie.fr

Le paysage de l’industrie automobile en Europe évolue rapidement. Entre essor des véhicules hybrides, repli du thermique et transformations stratégiques des constructeurs, les données publiées par l’Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA) révèlent un basculement amorcé dès le premier trimestre. Une dynamique confirmée en mai 2025, mois qui enregistre une progression de 1,6 % des immatriculations par rapport à 2024, contrastant avec un recul cumulé de 0,6 % sur les cinq premiers mois de l’année.

Ventes automobiles : une montée en puissance des motorisations hybrides et électriques

L’électrification du marché automobile européen se confirme mois après mois. Les voitures électriques à batterie (BEV) ont enregistré 701 089 immatriculations entre janvier et mai 2025, soit une hausse de 26,1 % par rapport à l’an dernier. Cette motorisation représente désormais 15,4 % du marché global, selon l’ACEA. Cette progression est d’autant plus marquante que les hybrides électriques (HEV) ont également bondi de 19,8 %, atteignant 1 601 090 unités, pour une part de marché de 35,1 %, plaçant cette catégorie en tête des motorisations les plus populaires.

Les véhicules hybrides rechargeables (PHEV) ne sont pas en reste : avec 375 182 unités écoulées (+15 %), ils représentent 8,2 % des immatriculations. Ce redéploiement des ventes vers les solutions électrifiées illustre un repositionnement stratégique aussi bien industriel que commercial.

Chute continue pour les motorisations thermiques classiques

La situation est nettement moins favorable pour les motorisations à combustion. Les voitures essence chutent de 20,2 %, avec 1 305 525 immatriculations, ramenant leur part de marché à 28,6 %. Plus marquant encore : les diesels tombent à 433 462 unités, soit un recul de 26,6 % pour une part réduite à 9,5 %.

Dans certains marchés nationaux, le déclin est brutal. La France enregistre une baisse de 34,3 % pour les modèles essence et de 7,1 % pour les véhicules électriques, traduisant un repositionnement du comportement d’achat mais aussi un contexte politique et fiscal en mutation.

L’Allemagne, moteur de la dynamique électrique européenne

Dans cette réorganisation du secteur automobile, certains pays se détachent. L’Allemagne affiche une progression de 43,2 % des ventes de BEV, consolidant son statut de laboratoire industriel pour la mobilité électrique. La Belgique suit avec +26,7 %, tout comme les Pays-Bas (+6,7 %). Ces performances contrastent avec le repli français ou encore la stagnation observée en Italie et en Espagne sur les segments électrifiés.

Sur le plan des constructeurs, les écarts se creusent. Le groupe Volkswagen domine toujours le marché, avec 28,5 % de parts en mai. Cependant, Stellantis connaît un net ralentissement : ses ventes chutent de 10 % sur les cinq premiers mois.

Autre signal fort : la chute de Tesla, qui perd 45,2 % de ses volumes en Europe depuis janvier. À l’inverse, des marques comme Cupra (+47,7 %) ou Alpine (+128,9 %) bénéficient d’un engouement renouvelé, souvent porté par des offres sportives électrifiées et un positionnement de niche en phase avec les attentes du marché.

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