Pendant que la France galère, ce voisin embauche en masse à 3000€ minimum

Le Luxembourg pourrait perdre 250 000 travailleurs d’ici 2035, laissant des secteurs vitaux en difficulté.

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Pendant que la France galère, ce voisin embauche en masse à 3000€ minimum
Pendant que la France galère, ce voisin embauche en masse à 3000€ minimum © journaldeleconomie.fr

Le Grand-Duché, réputé pour ses salaires juteux, attire pas mal de travailleurs frontaliers. Pourtant, certains secteurs galèrent à recruter du personnel qualifié, révélant un souci grandissant de manque de main-d’œuvre. Cette situation soulève des questions majeures sur l’avenir économique du pays et sa capacité à garder son dynamisme.

Des métiers en tension qui se multiplient

D’après l’Agence pour le développement de l’emploi (Adem), une liste de métiers en pénurie a été publiée au printemps 2025. Cette année-là, 22 métiers étaient qualifiés de « très en tension », un léger progrès par rapport aux 24 métiers recensés l’année précédente. On y retrouve des ingénieurs, aide-soignants, éducateurs spécialisés, mécaniciens, routiers, infirmiers, comptables, contrôleurs de gestion, cuisiniers et ouvriers du bâtiment. Les secteurs bancaire et informatique n’échappent pas à la règle.

De nouveaux métiers ont aussi fait leur apparition : la mécanique, la maintenance industrielle, le consulting en gestion et les agents ferroviaires figurent désormais sur la liste. En revanche, la maintenance d’équipements industriels, la psychologie et les ressources humaines ont réussi à en sortir.

Des secteurs en difficulté

Dix domaines économiques sont particulièrement touchés par le manque de personnel qualifié. On pense notamment à l’action sociale, au socio-éducatif et au socio-culturel. La production culinaire rencontre des difficultés similaires, tout comme les secteurs bancaire, comptable et juridique. Les travaux de bâtiment ainsi que les systèmes d’information et de télécommunication peinent à trouver des équipes formées. Enfin, le secrétariat et l’assistance administrative sont aussi dans la mouise.

Ce problème s’exacerbe du fait de la forte dépendance du Luxembourg à la main-d’œuvre étrangère. De plus, les horaires contraignants rendent certains secteurs, comme l’hôtellerie-restauration, moins attractifs pour ceux qui cherchent un poste stable.

Les défis qui nous attendent

Les obstacles à venir sont nombreux pour le Luxembourg. On prévoit qu’environ 250 000 personnes partiront à la retraite d’ici 2035, ce qui obligera à remplacer un grand nombre d’employés dans divers secteurs. Parallèlement, il faudra créer 400 000 postes supplémentaires d’ici 2040 pour soutenir la croissance économique.

Attirer et loger cette nouvelle vague de travailleurs est un sacré défi. Les prix élevés de l’immobilier freinent en effet l’installation des travailleurs étrangers ou frontaliers désireux de s’établir durablement ici.

Les travailleurs frontaliers, des acteurs incontournables

Les frontaliers jouent un rôle de premier plan dans l’économie luxembourgeoise. On note une hausse marquée du nombre de Français qui viennent quotidiennement travailler au Luxembourg. L’écart salarial, plus important avec la France qu’avec la Belgique ou l’Allemagne, explique en partie cet engouement.

Cependant, ces travailleurs se heurtent chaque matin à des embouteillages en route vers leur lieu de travail. Ces désagréments viennent parfois entamer l’attractivité du pays, malgré ses nombreux avantages économiques, en raison des disparités géographiques.

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