Les USA offrent une fortune pour capturer Nicolás Maduro : le monde sous le choc

Une prime de 50 millions de dollars pour capturer Nicolás Maduro ?

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Les USA offrent une fortune pour capturer Nicolás Maduro : le monde sous le choc
Les USA offrent une fortune pour capturer Nicolás Maduro : le monde sous le choc © journaldeleconomie.fr

Les relations entre les États-Unis et le Venezuela se tendent encore plus

La ministre de la Justice américaine, Pam Bondi, vient d’annoncer qu’une prime bien salée était désormais attribuée à quiconque fournirait une information menant à l’arrestation du président vénézuélien Nicolás Maduro. Accusé de narcotrafic par Washington, Maduro est la cible numéro un. Aujourd’hui, la récompense s’élève à 50 millions de dollars, signe clair que Washington ne plaisante pas pour mettre un terme à ce qu’il dénonce comme un régime illégal et corrompu.

Une prime jamais vue

L’annonce du jeudi 8 août a surpris tout le monde et marque une nouvelle étape dans les relations tendues entre les deux pays. La prime, initialement fixée à 25 millions de dollars, a été doublée pour atteindre 50 millions de dollars – soit environ 43 millions d’euros. Ce montant dépasse même la prime offerte pour Oussama Ben Laden. Pam Bondi a affirmé que « sous la direction du président Trump, Maduro n’échappera pas à la justice et devra répondre de ses crimes abjects ». Ces propos montrent bien que Washington est résolu à traquer Nicolás Maduro jusqu’à son arrestation.

Des accusations lourdes et détaillées

Nicolás Maduro fait face à une série d’accusations de poids. Selon les autorités américaines, le président vénézuélien serait mêlé à un trafic de drogue et à une corruption à grande échelle. Il serait lié à plusieurs gangs et cartels vénézuéliens, dont le redoutable Cartel de los Soles, célèbre pour faire transiter du fentanyl sur le sol américain (fentanyl : une drogue opioïde très puissante). En 2020, un tribunal fédéral de Manhattan l’a inculpé pour narcoterrorisme et complot visant à faire entrer d’importantes quantités de cocaïne aux États-Unis. Il est aussi accusé d’avoir collaboré avec les FARC, le gang vénézuélien Tren de Aragua ainsi qu’avec le cartel mexicain de Sinaloa.

Des réactions qui détonnent

La riposte ne s’est pas fait attendre au Venezuela. Le gouvernement local a traité cette manœuvre américaine de « pathétique », selon les propos du ministre des Affaires étrangères, Yvan Gil, qui a qualifié l’opération de « grossière opération de propagande politique » montée de main de Pam Bondi. Gil a en outre dénoncé ce qu’il appelle un « cirque médiatique » destiné à séduire les factions politiques américaines opposées au gouvernement de Caracas.

Du côté des États-Unis, Christopher Landau, le numéro deux de la diplomatie américaine, a souligné le caractère historique de cette prime en déclarant : « C’est la prime la plus importante de notre histoire ». Par ailleurs, Washington a déjà confisqué plus de 700 millions de dollars d’actifs liés à Maduro, incluant deux jets privés et près de sept tonnes de cocaïne.

La scène politique compliquée

Malgré toute cette pression internationale, Nicolás Maduro reste aux commandes au Venezuela. Sa réélection en 2024, qui n’a pas été reconnue par les États-Unis, l’Union européenne et plusieurs pays d’Amérique latine, est perçue comme une supercherie. Ces entités reconnaissent plutôt Edmundo González comme le président légitime du Venezuela. Même avant l’investiture présidentielle américaine de janvier dernier, le gouvernement Biden avait déjà dénoncé celle de Maduro comme « illégitime ».

Dans ce climat tendu, Washington et Caracas ont engagé des négociations sur divers accords humanitaires et économiques. En juillet dernier, un accord a permis la libération de dix Américains emprisonnés à Caracas, en échange du retour au Venezuela de migrants expulsés par les États-Unis vers le Salvador.

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