Donald Trump, a récemment fait la une après le retrait de sa plainte de 9,20 milliards d’euros contre l’IRS (Internal Revenue Service). Ce retrait intervient après un accord avec l’État fédéral visant à le protéger, lui, sa famille et la Trump Organization de poursuites liées à certains audits fiscaux passés. L’affaire a retenu une forte attention politique et médiatique, étant donné les implications importantes de cet accord pour le système juridique et fiscal américain.
Ce que contient l’accord et qui en profite
L’accord prévoit un engagement à ne plus poursuivre Donald Trump, sa famille ou les entreprises liées à ses activités. En contrepartie, l’ancien président a retiré sa plainte contre l’IRS. Les fils de Donald Trump, Donald Trump Jr et Eric Trump, ainsi que des trusts et des entreprises liés à la Trump Organization, sont aussi protégés par cet accord.
Les clauses stipulent que les États-Unis « libèrent, renoncent, acquittent et déchargent définitivement chacun des plaignants de toute réclamation », offrant à Trump et à ses associés une immunité fiscale pour toujours sur les audits concernés.
Autre point central : la création d’un fonds anti-weaponisation destiné à indemniser ceux qui déclarent avoir été victimes de poursuites politiques sous l’administration Biden. Présenté comme un fonds « anti‑instrumentalisation », ce mécanisme a suscité des critiques et des accusations de corruption.
Réactions dans les milieux politiques et la presse
Les réactions ont été vives. L’opposition démocrate a qualifié le fonds d’une « caisse noire » destinée, selon elle, à récompenser les alliés fidèles de Trump, une accusation qui a déclenché un tollé politique, soulignant des tensions dans les politiques sociales.
Le procureur général par intérim, Todd Blanche, a défendu la création du fonds devant une commission sénatoriale, assurant que les indemnisations seraient justes et équitables.
Le New York Times et le Financial Times ont largement couvert et analysé l’affaire, rappelant que Trump avait été critiqué pour avoir payé aussi peu que 690 euros d’impôts fédéraux certaines années. Des documents fiscaux confidentiels concernant Trump et sa famille avaient en outre été divulgués en 2019 et 2020, ce qui a alimenté les reproches envers l’IRS sur la protection des données.
Danny Werfel, commissaire de l’IRS sous l’ancien président Joe Biden, a commenté cet épisode en soulignant qu’il n’avait « connaissance d’aucun précédent où l’IRS aurait accepté à l’avance de renoncer définitivement à l’examen des déclarations de revenus précédemment déposées pour une personne ou une entreprise en particulier ».






