Une vague de chaleur est annoncée en France pour 2026, plus tôt dans l’année que d’habitude. Météo-France prévoit une hausse des températures à partir de la mi-semaine. Alors que la population s’y prépare, l’épisode ravive les inquiétudes liées au réchauffement climatique et aux prévisions météorologiques.
Un épisode de chaleur annoncé : quelques repères historiques
Il devrait être intense et durer plusieurs jours, même s’il arrive un peu plus tard que le nouvel épisode de fin mai. Le 26 mai, l’ITN (Indicateur Thermique National) avait atteint un niveau inédit pour ce mois.
La France a déjà connu des vagues de chaleur en juin : du 15 au 19 juin 2022, avec un pic à 43 °C, et du 25 au 30 juin 2019, quand un record de 46 °C a été relevé dans un village de l’Hérault.
Températures prévues et critères pour parler de « vague de chaleur »
D’après Météo-France, la chaleur va s’intensifier à partir de mercredi, avec des pics attendus jeudi. On prévoit jusqu’à 38 °C à Nevers, 37 °C à Paris et Brive, 36 °C à Lyon et 35 °C à Toulouse, autant de pics de chaleur marqués. Les minima nocturnes devraient rester compris entre 18 °C et 22 °C, ce qui fera monter l’ITN. Pour parler officiellement de « vague de chaleur », l’ITN doit dépasser 23,4 °C pendant trois jours consécutifs et atteindre au moins 25,3 °C.
Météo-France se base sur l’ITN pour définir les vagues de chaleur. Cet indicateur correspond à une moyenne quotidienne des températures relevées par 30 stations en France métropolitaine.
Facteurs et projections : pourquoi ça chauffe
L’épisode tombe près du solstice d’été, quand les journées sont les plus longues, ce qui limite le refroidissement nocturne et fait monter l’ITN. Comme l’explique Corentin Perrot, prévisionniste à Météo-France : « Les nuits sont courtes, ce qui limite la baisse nocturne des températures ». Les orages prévus en fin de semaine pourraient toutefois apporter un peu de fraîcheur.
Sur le plan climatique, la France a déjà été alertée à plusieurs reprises de l’effet du réchauffement sur la fréquence et l’intensité des vagues de chaleur. Le consensus scientifique rattache ces épisodes au réchauffement climatique et prévoit qu’ils deviendront plus fréquents et plus intenses. Serge Zaka, agronome, a aussi rappelé que des sols plus secs entraînent des températures de l’air plus élevées, ce qui augmente le risque d’épisodes encore plus chauds.







