Le ministère français des Armées a officialisé une commande de 5 000 microdrones d’observation Delco, fournis par la start-up française Harmattan AI. Avec cet achat, l’armée de Terre cherche à généraliser l’usage des drones dans ses opérations. Le communiqué, publié le mardi 23 juin, insiste sur le besoin de renforcer les capacités de surveillance et de reconnaissance des forces, et d’intégrer ces technologies militaires pour mener des opérations plus efficaces et mieux renseignées.
Ce que contient la commande
Le ministère des Armées achète 5 000 drones Delco, qui doivent être livrés au plus tard début 2027, annonce le 20 Minutes. Harmattan AI, la start-up française qui les produit, a déjà fourni 1 000 drones à l’armée, utilisés lors de l’exercice Orion en janvier 2026. Le montant du contrat n’a pas été rendu public.
Cette commande fait suite à un appel d’offres européen lancé en février 2025, que Harmattan AI a remporté.
Caractéristiques et usages des microdrones Delco
Le drone Delco pèse 1,8 kg. Malgré ce gabarit, il a une portée supérieure à 2 km et une autonomie de vol de 40 minutes. Ses systèmes optroniques d’observation lui permettent de surveiller de vastes zones, y compris difficiles d’accès, de jour comme de nuit. Le ministère des Armées y voit un « atout majeur pour les opérations militaires futures ».
Les missions de surveillance et de reconnaissance confiées à ces drones doivent rendre les interventions sur le terrain plus rapides et plus précises, une priorité pour l’armée française, qui veut élargir ses capacités militaires.
Stratégie et production en France
Les Delco sont conçus et assemblés en France par Harmattan AI, première licorne française du secteur de la défense. La start-up s’appuie sur un partenariat industriel avec Lynred, qui fournit les caméras infrarouges intégrées aux drones. L’ensemble est produit sur le territoire national.
Fondée en 2024, Harmattan AI s’est imposée sur le marché des systèmes de défense autonomes pilotés par intelligence artificielle. Sa gamme couvre la défense aérienne, le renseignement, la frappe, ainsi que des capacités de commandement et contrôle (C2).
L’armée de Terre, la DGA et plusieurs industriels participent au projet, dans le cadre de collaborations européennes entre institutions et entreprises.
Cette montée en puissance des drones marque un repositionnement de l’armée française, qui veut accroître rapidement ses capacités opérationnelles. En nouant des partenariats avec des spécialistes des drones et du secteur automobile, la France construit une stratégie industrielle de défense centrée sur ces équipements.





