Covid-19 en France : faut-il s’inquiéter de la hausse de 76 % des consultations ?

Avec une hausse de 76 % des consultations pour suspicion de Covid-19 entre le 14 et le 20 septembre 2026, faut-il craindre une nouvelle vague épidémique en France ? Les chiffres impressionnent, mais les niveaux de circulation restent inférieurs aux années précédentes.

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Covid-19 en France : faut-il s’inquiéter de la hausse de 76 % des consultations ? © journaldeleconomie.fr

Les consultations pour suspicion de Covid-19 ont augmenté de 76 % en deux semaines, ce qui a de quoi intriguer. Entre le 14 et le 20 septembre 2026, 390 actes supplémentaires ont été enregistrés par le réseau SOS Médecins, englobant toutes les tranches d’âge. Bien que cela puisse sembler alarmant, la situation est plus nuancée. Selon Santé publique France, la circulation virale reste inférieure à celle des mêmes périodes des années précédentes.

Interpréter les chiffres : une hausse significative, mais des cas réels ?

L’augmentation de 76 % semble impressionnante, mais elle correspond à seulement 390 consultations de plus à l’échelle nationale. Entre le 14 et le 20 septembre 2026, les visites pour suspicion de Covid-19 ont augmenté de 67 % chez les adultes et de 16 % chez les enfants. Ces pourcentages partent d’une base faible, due à une circulation virale quasi nulle durant l’été. Sans contexte, ces chiffres peuvent induire en erreur. Le Dr Pascal Mallefet, spécialiste des maladies respiratoires, déclare dans une interview à TF1 Info : « Pour le moment, on surveille de très près, il n’y a pas réellement d’inquiétude. »

La véritable question est « où en sommes-nous par rapport aux années précédentes ? ». Les données de Santé publique France indiquent que les consultations restent en dessous des niveaux de septembre 2024 et 2025. D’autres infections respiratoires, comme les infections des voies respiratoires hautes et la grippe, sont également en hausse, montrant que le Covid-19 s’inscrit désormais dans un paysage viral automnal commun. Le HuffPost souligne que la saisonnalisation du virus devient la norme.

Covid-19 : un virus désormais saisonnier

Depuis 2020, le Covid-19 suit une trajectoire typique des virus respiratoires, passant d’une phase pandémique à une présence endémique. Le professeur Imad Kansau, infectiologue, note une augmentation des détections dans les eaux usées, comparables aux niveaux d’octobre 2024, confirmant un retour saisonnier attendu. Les variants actuels, bien que plus transmissibles, ne causent pas de formes graves massives grâce à l’immunité résiduelle.

Septembre, avec le retour à l’école et au bureau, favorise naturellement la transmission des virus. Comme en 2025, cette recrudescence coïncide avec la rentrée. L’activité de SOS Médecins pour les enfants de moins de 15 ans a augmenté pour la troisième semaine consécutive. Ces facteurs justifient l’avancement de la campagne de vaccination, initialement prévue pour le 13 octobre 2026.

Prudence recommandée par les experts

La France bénéficie d’une immunité collective robuste, grâce aux vaccinations et aux infections passées. Les hospitalisations restent stables et le variant actuel provoque des symptômes différents, principalement gastro-intestinaux. Pierre-Olivier Variot, président de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine, appelle à commencer la vaccination plus tôt pour protéger les personnes fragiles.

Trois scénarios se dessinent pour les semaines à venir : une stabilisation des cas, une hausse modérée suivie d’une décrue, ou une accélération improbable. Les autorités sanitaires surveillent la situation de près et prévoient d’ajuster les recommandations si nécessaire. En attendant, les mesures simples suffisent à limiter la transmission.

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