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Mauvaise nouvelle pour les automobilistes : à partir de mai 2027, un simple bout de papier manquant sur votre pare-brise pourra vous coûter 135€

Dès 2027, rouler en Belgique vous coûtera jusqu’à 125 euros par an, même pour un simple trajet. Oubli de paiement : 70 euros d’amende. Voici ce qui change vraiment pour les automobilistes français.

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Mauvaise nouvelle pour les automobilistes : à partir de mai 2027, un simple bout de papier manquant sur votre pare-brise pourra vous coûter 135€
Mauvaise nouvelle pour les automobilistes : à partir de mai 2027, un simple bout de papier manquant sur votre pare-brise pourra vous coûter 135€ © journaldeleconomie.fr

À partir du 1er mai 2027, circuler en Belgique sur les autoroutes et routes régionales nécessitera une vignette routière numérique, confirme le magazine Pleine Vie. La mesure vise tous les véhicules jusqu’à 3,5 tonnes, et ne se limite pas aux voitures immatriculées en Belgique : les automobilistes français qui empruntent ces axes seront également concernés.

Le projet résulte d’un accord de principe trouvé durant l’été 2026 entre les trois régions belges, la Wallonie, la Flandre et Bruxelles-Capitale, sur la contribution des usagers au financement de l’entretien du réseau routier. Il doit encore obtenir le feu vert de la Commission européenne avant d’entrer en vigueur, et les modalités pratiques, les tarifs ou certaines exemptions pourraient encore évoluer d’ici là.

Une vignette sans autocollant, liée à la plaque d’immatriculation

Ce type de dispositif existe déjà dans d’autres pays européens, comme la Suisse ou l’Autriche, mais rien à coller sur le pare-brise ici. Le dispositif sera entièrement dématérialisé et directement associé à la plaque d’immatriculation du véhicule, achetée en ligne ou dans les stations-service.

Cinq formules sont envisagées : 24 heures, dix jours, un mois, deux mois et un an. Le tarif annuel irait de 90 à 125 euros selon la catégorie du véhicule. Les voitures électriques bénéficieraient du tarif le plus bas, les modèles de norme Euro 0 à 3, produits avant 2005, du tarif le plus élevé.

Entre les deux, un véhicule de norme Euro 4 ou plus récente paierait 100 euros par an. Pour un séjour ponctuel, la formule journalière coûterait entre 8,10 et 11,25 euros, un montant jugé excessif par un touriste lillois cité par Capital : « Les vignettes à 10 euros la journée, je trouve que c’est un peu abusé au vu de l’état des routes. Et quand on vient en Belgique pratiquement tous les parkings sont payants, c’est assez cher aussi, donc je suis mitigé. »

Côté belge, le porte-parole du service public de Wallonie Nicolas Yernaux défend un dispositif pensé pour répartir équitablement la charge entre usagers : « L’objectif est de faire contribuer chaque utilisateur de manière équitable à l’entretien du réseau routier régional. Et donc, on a mis en place un système qu’on juge assez simple, lisible et non discriminatoire, qui est la vignette. »

Les gouvernements régionaux promettent une neutralité fiscale pour les automobilistes belges : la Flandre prévoit de réformer sa taxe de circulation annuelle, la Wallonie annonce des baisses de taxes d’un montant équivalent.

Les camions ne sont pas concernés par cette vignette, réservée à la quasi-totalité des voitures particulières et des camionnettes.

Des caméras pour vérifier les plaques, 70 euros d’amende en cas d’oubli

Pas de barrière de péage ni d’autocollant visible : le contrôle reposera sur des caméras de lecture automatique des plaques d’immatriculation, complétées par des équipes mobiles sur le terrain. Les conducteurs devront penser à enregistrer leur plaque sur une plateforme numérique avant d’emprunter les axes concernés.

En cas d’absence de paiement, l’amende administrative atteindrait environ 70 euros, avec une hausse possible en cas de récidive.

Pour les habitants des Hauts-de-France et plus largement des régions proches de la frontière franco-belge, qui traversent régulièrement la frontière, la vignette annuelle serait la formule la plus adaptée. Les frontaliers et conducteurs réguliers auront intérêt à comparer les différentes périodes de validité, tandis qu’un week-end à Bruxelles, Anvers ou Bruges justifierait plutôt une formule de courte durée.

Cette future vignette ne doit pas être confondue avec le Crit’Air français, qui sert à classer les véhicules selon leur niveau de pollution dans les zones à faibles émissions. Ici, il s’agit d’une redevance destinée au financement du réseau routier belge, sans lien avec les dispositifs environnementaux français.

Pour l’heure, aucune démarche n’est à effectuer côté français. Une seule consigne s’impose déjà : ne pas acheter une prétendue vignette auprès d’un site qui ne serait pas officiel, le sujet pouvant attirer des fraudeurs, comme cela s’était déjà vu par le passé avec d’autres arnaques du même type.

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