Autoroutes : des consommateurs partent en guerre contre les concessionnaires

Les utilisateurs d’autoroutes pourraient demander le remboursement d’une partie de leurs tickets de péage (s’ils les conservent, évidemment). C’est en tout cas l’objectif de l’ancienne ministre Corinne Lepage, qui a lancé une action collective contre les concessionnaires.

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Autoroutes : des consommateurs partent en guerre contre les concessionnaires © journaldeleconomie.fr

Sont notamment visés par cette action les opérateurs des tronçons A1, A6, A7, A9 et A13, choisies car « elles ont été construites sous le général de Gaulle dans les années 1960-1970, et leur coût de construction est amorti depuis longtemps », explique Corinne Lepage au Parisien.

L’initiative, montée avec le site de juristes Actioncivile.com, s’est ouverte ce vendredi 13 février et s’achèvera en juin, le temps pour les automobilistes concernés de s’inscrire, s’ils le souhaitent. L’action vise 50 000 plaignants; plus de 3 000 signatures ont d’ores et déjà été recueillies.

Le tarif actuel des péages serait de 20% supérieur à ce qu’il devrait être, appuie l’ancienne ministre soutenue dans cette cause par le ministre des Finances, Michel Sapin. Au delà de cette action, « le but est d’exiger des sociétés d’autoroutes le juste prix du ticket de péage ». nnCette action collective met un peu plus la pression sur les épaules des concessionnaires, qui sont déjà dans l’œil du cyclone. Le gouvernement leur a refusé la hausse des prix normalement prévue au 1er février. L’Afsa, le regroupement des sociétés d’autoroutes, juge que l’approche prise par les consommateurs menés par Corinne Lepage était « caricaturale », car ne reflétant pas les investissements nécessaires pour maintenir et moderniser les installations.

1 réflexion au sujet de « Autoroutes : des consommateurs partent en guerre contre les concessionnaires »

  1. C’est bien fait pour ce système de racket dénué de tout scrupule!
    Mais cette procédure aboutira-t-elle vraiment?…rien n’est moins sûr! Entre rapaces on se dévore très très rarement. Qui a eu la « géniale idée » de privatiser un domaine qui relève davantage du service public que de la libre spéculation éhontée?…N’importe quel gestionnaire peu malin aurait pu se douter que la frénésie spéculative s’emparerait des heureux bénéficiaires de concessions du filon! Scandaleux et vraiment consternant!

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