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Air France-KLM : Ben Smith surveille des opportunités liées aux faillites





Le 10 Août 2020, par François Lapierre

Le secteur aérien est l'un de ceux qui a été le plus frappé par la crise sanitaire, et le rétablissement d'une activité normale va demander plusieurs années. Une catastrophe économique… Mais aussi des opportunités, selon le patron d'Air France-KLM.


Sauvé par l'État français

Qui sortira vainqueur de la crise économique liée au coronavirus ? Dans le secteur aérien, impossible de le dire, les compagnies aériennes ayant repris leur activité très progressivement. Aucune n'est véritablement sûre de pouvoir s'en sortir sans l'aide des pouvoirs publics. Les gouvernements ont mis beaucoup d'argent sur la table, notamment la France qui a octroyé 7 milliards d'euros à Air France-KLM pour ne pas sombrer complètement. Un prêt massif toutefois assorti de conditions, notamment l'abandon des lignes intérieures où il existe une alternative ferroviaire de moins de 2 heures 30. « Difficile d’argumenter s’il existe effectivement une option ferroviaire de 2 heures 30 ou moins », a convenu Ben Smith, le patron de la compagnie franco-néerlandaise au micro de Franceinfo.

La directeur général d'Air France-KLM a néanmoins obtenu de conserver des vols vers le hub de Roissy : « De Bordeaux, ou Nantes, si nous envisageons de supprimer les vols vers Orly, il n’en est pas question pour Roissy », assure-t-il. Sur un plan plus général, Ben Smith n'imaginait pas une crise d'une telle ampleur, bien qu'il soit dans cette industrie depuis 30 ans durant lesquels les crises se sont succédées. Il salue aussi les dispositifs mis en place par le gouvernement français pour soutenir l'économie.

À la recherche d'opportunités

« En France, 50.000 salariés ont pu bénéficier du chômage partiel, nous avons arrêté le paiement de nos coûts variables, ce qui représente chaque année, près de 26 milliards d’euros », détaille-t-il. « Avec une marge de 5 à 6% il est clair que nous allions droit dans le mur », assure Ben Smith. Il faudra du temps avant de retrouver le niveau d'activité normal d'avant la crise sanitaire : « je pense qu’il faudra au moins trois ans pour retrouver les niveaux de 2019 », prévoit-il alors que le marché le plus important pour Air France, ce sont les États-Unis. 

Pour l'avenir plus immédiat, Ben Smith entrevoit des opportunités liées aux faillites des concurrents : « On commence à voir des faillites, il y en aura de nombreuses autres, ça peut nous aider, nous étudierons les opportunités de consolidation, mais pour l’instant, il est beaucoup trop tôt ». Air France-KLM pourrait s'appuyer sur l'aide de l'État français pour se renforcer et, pourquoi pas, acquérir des compagnies et donc de précieux créneaux.




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