Après Camaïeu et Go Sport, Gap France dans la tourmente

Après Camaïeu et Go Sport, une nouvelle enseigne détenue par le groupe HPB est en difficulté. Des salariés de Gap France ont exercé leur droit d’alerte, alors que le réseau de magasins a été racheté par Go Sport…

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Après Camaïeu et Go Sport, Gap France dans la tourmente
Après Camaïeu et Go Sport, Gap France dans la tourmente © journaldeleconomie.fr

Procédure d’alerte économique pour Gap France

Nouvelle alerte dans le secteur de l’habillement et du textile. Une nouvelle entreprise détenue par le groupe Hermione, People & Brands (HPB) a tiré la sonnette d’alarme. Il s’agit de Gap France, racheté 1 euro symbolique en 2021 puis transmis à Go Sport début janvier pour un montant de 38 millions d’euros. Des salariés de Gap (qui emploie 350 personnes) ont exercé leur droit d’alerte en fin de semaine dernière.

Les élus du comité social et économique central ainsi que ceux de la CFDT, à l’origine de cette procédure, se sont inspirés de leurs collègues de Go Sport : cela a abouti à un redressement judiciaire du groupe Go Sport en raison de l’état de cessation de paiements du vendeur d’articles sportifs. Rappelons que Go Sport France, qui regroupe les magasins, n’est pas en cessation de paiement.

Des « faits délictueux » dans le dossier Go Sport

Le comité social et économique de Gap a mandaté un expert qui va enquêter sur la situation économique de l’entreprise. Il rendra son rapport dans deux mois. HPB est la branche distribution de la Financière immobilière bordelaise (FIB), qui appartient à l’homme d’affaires Michel Ohayon. Cette société possède les 21 magasins du réseau Gap en France. Outre les soupçons qui pèsent sur l’état économique de l’enseigne, HPB a également dû mettre Camaïeu en faillite l’an dernier.

HPB est également au centre d’une enquête menée par le parquet de Grenoble lancée en novembre dernier. Il est question d’abus de bien social avec des « révélations de faits délictueux » transmis par les commissaires aux comptes. Les salariés de Go Sport avaient fait part de leurs craintes concernant de fortes remontées d’argent vers HPB.

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