L’arnaque dite de « l’appel de l’Arcep » se répand dans tout le pays. Le scénario est toujours le même : un individu se présente comme un agent du régulateur des télécoms, évoque un risque d’usurpation d’identité et invite son interlocuteur à “vérifier ses données”. Derrière cette mise en scène, des fraudeurs bien organisés cherchent à collecter des informations confidentielles. Selon RMC Conso, l’Arcep a déjà reçu plus de 200 signalements sur sa plateforme J’alerte l’Arcep.
Une arnaque qui joue sur la peur et la confiance
Le piège commence souvent par un appel depuis un numéro français. Le ton est sérieux : “Votre identité a été utilisée pour ouvrir une ligne frauduleuse”, affirme l’interlocuteur. Puis il prétend transférer la communication vers la police ou la gendarmerie. En réalité, tout est faux. D’après CNews, ce système vise à installer la peur pour pousser la victime à parler.
Les escrocs demandent alors le nom, la date de naissance, le numéro de compte bancaire ou même une copie de carte d’identité. Ces informations suffisent pour usurper l’identité d’un particulier ou vider un compte. « N’y donnez pas suite, l’Arcep ne contacte pas les consommateurs par téléphone », rappelle l’autorité, citée par CNews. Une consigne simple mais essentielle : aucun agent officiel ne demandera jamais vos données par téléphone.
Des conséquences graves pour les victimes
Les faux appels de l’Arcep ne sont pas anodins. Ils peuvent déboucher sur des usurpations d’identité, des prélèvements frauduleux ou des demandes de crédit à votre nom.
Certaines personnes âgées sont particulièrement ciblées. Des témoignages rapportés par Univers Freebox évoquent des appels insistants, parfois menaçants. Le but : créer un climat d’urgence pour forcer la victime à “collaborer”. En quelques minutes, les fraudeurs peuvent obtenir des données
Comment se protéger efficacement
La première règle est simple : ne jamais divulguer d’informations personnelles à un inconnu, même s’il prétend représenter une autorité. En cas de doute, raccrochez puis vérifiez le numéro sur le site officiel de l’organisme concerné. L’Arcep, elle-même, invite les particuliers à signaler toute tentative suspecte via le numéro 33700, destiné aux spams et aux appels frauduleux.
Les autorités travaillent aussi sur des solutions techniques. D’après La Dépêche, l’Arcep prévoit l’affichage d’un numéro d’alerte unique “99 99 99 99 99” pour tout appel dont l’origine ne peut pas être authentifiée. L’objectif est d’aider les consommateurs à repérer immédiatement les appels douteux.



