Par Jacques Debonsens
Les Français paient près de quatre milliards d’euros par an pour un audiovisuel public censé les informer. Résultat ? On leur sert des programmes qu’ils n’ont pas choisis, une idéologie qu’ils n’ont pas demandée et une facture qu’ils ne peuvent pas refuser. Ce système est une invention géniale : vous payez tous, une minorité décide, et c’est elle qui vous explique ensuite que c’est pour votre bien. C’est l’impôt paternaliste version Dolby Surround. Netflix, lui, au moins, vous laisse regarder ce que vous voulez et ne vous fait pas la morale. Le plus ironique, c’est qu’on appelle encore cela « service public ». Le service public, normalement, c’est la neutralité, le pluralisme, l’équilibre. Ici, c’est un banc d’essai géant du prêt-à-penser progressiste, un distributeur automatique d’indignation calibrée. Il suffit de regarder cinq minutes de certains débats ou journaux pour comprendre : les mêmes réflexes, les mêmes tics, les mêmes indignations parfumées au progressisme délavé. Que les journalistes aient une opinion, très bien. Qu’ils transforment une chaîne financée par tout le monde en salle de répétition de leurs certitudes, beaucoup moins. Et qu’on les paye pour ça, alors là, on atteint le sublime du scandale. Et pendant que les Français se demandent si on protège encore le pluralisme, certains dirigeants du service public s’offrent des moments de grâce. Dix jours au Festival de Cannes pour quatre cadres : 112 123 euros la plaisanterie. Soit environ 28 000 euros par tête, 2 800 euros la journée, avec suites entre 1 300 et 1 700 euros la nuit. Quand on aime l’art, on ne compte pas, surtout avec l’argent des autres. Si encore ils revenaient avec un chef-d’œuvre… mais non : ils reviennent avec de grandes leçons de vertu républicaine et l’assurance que « tout est normal ». On a même eu droit à « c’était un échange avec la régie publicitaire ». Échange de quoi ? De naïveté contre du champagne ? Et ce n’est pas tout. Le salaire moyen à France Télévisions atteint 71 490 euros par an, et 15,5 % des salariés dépassent les 80 000 euros. Sans parler des cartes corporate permettant jusqu’à 4 000 euros d’achats par mois et 1 000 euros de retraits hebdomadaires. C’est fascinant : plus la situation financière se dégrade, plus le système semble décidé à se faire plaisir. À ce stade, ce n’est plus un modèle public, c’est un parc d’attractions financé par le contribuable. La question, au fond, est assez simple : pourquoi garder cet édifice obèse et hors de prix ? Pourquoi forcer les Français à payer pour une télévision qu’ils ne regardent pas, pour une radio qu’ils n’écoutent plus, et pour une ligne éditoriale qu’ils n’ont jamais choisie ? Pourquoi imposer une doxa unique sous couvert de mission de service public ? Si l’on veut être crédible, une seule chaîne publique et une seule radio pour les missions essentielles suffiraient largement. Le reste peut très bien être libre, privé, compétitif, divers. Les Français n’ont pas besoin qu’on pense à leur place. Ils veulent pouvoir choisir. Ils veulent pouvoir payer pour ce qu’ils utilisent. Ils veulent être traités comme des adultes. Quatre milliards d’euros, c’est beaucoup trop cher pour un système qui s’est donné pour vocation non plus d’informer, mais de corriger le peuple. On ne demande pas au service public de nous aimer. On lui demande d’être neutre, sobre, rigoureux. S’il n’en est plus capable, alors oui, il est temps de tailler, de privatiser, de réformer de fond en comble. La liberté coûte moins cher que l’idéologie subventionnée. Et surtout, elle respecte les Français.



Macron voudrait créer un label d’information certifiée dans le but d’éliminer ce qu’on appelle des « fake news » qui en sont assez souvent, mais pas toujours, comme si les français étaient des idiots incapables de discerner le faux du vrai, incapables de recouper des infos pour en discerner la véracité.
Le but occulte étant de cadenasser l’info pour que seule la « bonne parole, la « bien pensance » et le « politiquement correct » puissent être diffusés par les média français.
En somme nous ramener aux temps bénis (pour le pouvoir en place) de la « Pravda » (la Vérité) et les « Izvestia » (les Nouvelles) soviétiques:
« Il n’y a pas plus de vérité dans la Pravda que de nouvelles dans les Izvestia » (proverbe russe)