Les auto-entrepreneurs français se fâchent vraiment contre une réforme fiscale qui pourrait mettre leur activité sens dessus dessous. La baisse du seuil d’exonération de la TVA inquiète tout un monde de travailleurs indépendants. La tension a atteint son paroxysme lors d’une grande manifestation nationale le mardi 25 mars, où plus de 20 000 personnes se sont retrouvées un peu partout dans le pays.
Un changement qui fâche
Dans la loi de finances 2025, la réforme prévoit de baisser nettement le plafond de chiffre d’affaires au-delà duquel il faut payer la TVA. Le nouveau plafond unique est désormais de 25 000 euros, alors qu’avant, il était fixé à 37 500 euros pour les prestations de services et les professions libérales. Ce dispositif, qui devait entrer en vigueur le 1er mars 2025, a finalement été repoussé au 1er juin.
Pour beaucoup d’auto-entrepreneurs, ce changement ressemble à un vrai coup dur. Certains, comme les thérapeutes psycho-corporels ou les techniciens en extension de cils, redoutent de devoir revoir leurs tarifs à la hausse pour compenser cette charge fiscale, ce qui pourrait leur faire perdre leur clientèle.
Des rues en ébullition
La contestation a pris de l’ampleur à l’échelle nationale avec des manifestations dans quinze villes françaises. À Paris, près des Invalides, l’ambiance était lourdement pesante tandis que les manifestants faisaient part de leurs inquiétudes pour l’avenir de leur boulot. Des rassemblements se sont aussi organisés à Montpellier, Tours, Nantes, Lyon, Toulouse et Marseille.
La réforme fait trembler un large éventail de professionnels, ce qui soulève des préoccupations concernant l’impact socio-économique.
La suite des débats
Face à ces revendications de plus en plus nombreuses, les manifestants espèrent pouvoir discuter avec le gouvernement avant le mois de juin pour revoir ce seuil prévu par la réforme. Certains n’hésitent pas à appeler à sa suspension pure et simple. Grégoire Leclercq, représentant de la Fédération nationale des auto-entrepreneurs, propose un plafond unique aligné sur l’Italie à 85 000 euros.
Les auto-entrepreneurs attendent maintenant une réponse concrète du gouvernement pour éviter que cette réforme ne se transforme en véritable casse-tête financier pour beaucoup d’entre eux. La grande question qui se pose est de savoir comment jongler avec les obligations fiscales tout en restant dans le vert.



A la base ce statut a été créé pour les personnes salaries souhaitant changer de travail, sans ce précipiter leur permettant pendant deux ans de développer celle-ci pour pouvoir ensuite laisser leur ancien travail et passer en société. Trop d’abus ! C’est bien qu’il fasse cela. Pourquoi un Auto serait plus avantager qu’une entreprise ? Je suis comptable en cabinet et c’est toujours pareil les Auto n’ont pas de fournitures, pas de décennale, ne veulent pas perdre les aides, pas payer de comptable, prenne du black à fond. Qu’il arrête de se plaindre et pense à ceux qui payent tout ça et s’en sorte.