Alors que le printemps laisse place à l’effervescence estivale, terrasses animées et trains bondés vers la côte, beaucoup de Français poursuivent leur recherche d’emploi. Le coût qui monte des transports et de l’essence reste souvent un frein pour celles et ceux qui veulent intégrer le marché du travail ou suivre une formation. Pour répondre à ce problème, France Travail propose des aides à la mobilité pour lever cet obstacle financier et encourager la reprise d’activité professionnelle.
Un coup de pouce concret pour se déplacer
France Travail, initiative soutenue par l’administration française, s’adresse à différents profils de demandeurs d’emploi. L’aide vise ceux qui ne perçoivent pas d’allocations chômage ou dont ces dernières n’excèdent pas 32,13 € par jour, explique Le Journal des Femmes. Elle est aussi ouverte à certains salariés en reprise d’activité et aux créateurs d’entreprise, ce qui montre que le dispositif ne concerne pas uniquement les allocataires du RSA.
Pour être éligible, il faut effectuer des déplacements supérieurs à 60 kilomètres aller-retour ou représentant plus de 2 heures de trajet pour des raisons précises : recherche d’emploi, reprise d’activité, participation à un entretien ou à des concours publics, ce qui rappelle les conditions d’éligibilité de la prime d’activité. Cette aide ne s’applique pas à des trajets courts, comme un simple aller-retour pour déposer un CV près de chez soi.
Qui peut en bénéficier et ce qui est pris en charge
L’aide à la mobilité de France Travail couvre plusieurs types de contrats et d’actions professionnelles : CDI, CDD d’au moins 3 mois, missions d’intérim équivalentes et certains contrats en alternance. Sont également couverts les concours publics ou les formations validées par France Travail, y compris le dispositif POEI.
Côté prises en charge, l’aide inclut :
- remboursement kilométrique de 0,23 € par kilomètre pour les trajets en voiture,
- indemnité de repas jusqu’à 6,25 € par jour,
- indemnité de nuitée jusqu’à 31,20 € par nuit.
Ces frais sont plafonnés à 5 200 € sur une période de 12 mois glissants. Pour en bénéficier, il faut fournir des justificatifs : convocations, attestations de présence, preuves de reprise d’activité ou de fin de formation.
Comment faire la demande (et des exemples)
La demande se fait via l’espace personnel de France Travail. Les dossiers doivent en général être déposés rapidement après le déplacement concerné. Pour un entretien d’embauche, le dossier doit être envoyé avant le rendez-vous ou dans les 7 jours qui suivent. Pour une formation, le délai peut aller jusqu’à 30 jours après le début du cursus.
Cette aide est très utile dans bien des situations. Que ce soit pour un entretien à 80 km de chez soi ou pour commencer une mission d’intérim un lundi matin à 7 h, la prise en charge des frais de mobilité peut permettre d’accepter des opportunités souvent coûteuses en déplacement.
Grâce à ces dispositifs, France Travail cherche à supprimer les barrières financières qui freinent l’intégration dans le monde du travail, tout en réformant son système de sanction pour mieux soutenir les demandeurs d’emploi. Inscription ou non à l’ARE (allocation d’aide au retour à l’emploi), il est possible de bénéficier de ces aides si l’on remplit les critères d’éligibilité, et certaines d’entre elles restent souvent méconnues mais très utiles pour réussir un retour à l’emploi.




