Pas de croissance pour la France au premier trimestre
L’annonce est un coup dur : contrairement à ses estimations initiales, l’Insee a finalement établi que la croissance du PIB français, au premier trimestre 2021, n’avait pas été positive. Elle s’établit à -0,1%, ce qui signifie que le pays est toujours en récession, alors que sa précédente estimation parlait d’une croissance positive à 0,4%.
L’annonce est d’autant plus problématique que la croissance, au deuxième trimestre 2021, risque fortement de marquer à nouveau le pas : le troisième confinement généralisé de la population, et les mesures restrictives qui y ont été associées, ont surtout concerné les mois d’avril et mai 2021 : le deuxième trimestre 2021 pourrait donc se clore avec une nouvelle croissance négative.
Récession de 2020 revue à la baisse et acquis de croissance
L’Insee explique que cette forte révision à la baisse de la croissance au premier trimestre 2021 est liée à la dynamique moins importante que prévu du secteur du BTP. Alors que ce dernier contribuait fortement à la croissance du pays, dans la précédente estimation de l’institut, grâce à une activité annoncée à +4,2%, la réalité aura été bien inférieure. Le BTP, selon l’Insee au premier trimestre 2021, n’aura vu son activité s’accroître que de 0,5%.
Malgré cette révision à la baisse, l’acquis de croissance pour la France sur l’année 2021 reste positif : +3,5% à la fin du premier trimestre 2021. Un niveau inférieur à la croissance attendue par le gouvernement pour l’année 2021 : 5% au minimum.
Autre bonne nouvelle : la croissance de la France pour 2020 a été revue à la hausse. La récession, sur l’année, est désormais estimée à 8%, contre 8,2%.



Analyse très négative de la réalité de la croissance économique, et très parcellaire.
Il est logique que comptablement la croissance soit revue à la baisse au T1 2021, car elle est comparée au T4 2020. Qui lui a été revu à la hausse. Et au passage, ce n’est pas -8% mais -7,9% en 2020. Chiffre d’ailleurs largement « meilleur » que les -11% que tout le monde prédisait au départ de la crise.
Pour le second trimestre, le confinement n’aura duré qu’un seul mois, et encore à part les services contraints et moins qu’en 2020 l’activité allait bien. Et sur mai et juin la consommation repart très très fort.
Enfin, l’acquis de croissance est déjà de 3,5% si la croissance est nulle tout le reste de l’année. Cela si vraiment on fait du surplace jusqu’en décembre 2021…autant dire impossible.
Vous pourriez citer d’autres chiffres, comme la revue à la hausse du nombre de créations nettes d’emplois sur le T1 (+87.000) ou la hausse continue des investissements industriels. Ou par exemple la trésorerie très solide et en amélioration des acteurs économiques. Et qui fait dire à l’INSEE et surtout à la Banque de France qu’il n’y aura pas de mur de faillites. Qui d’ailleurs devait arriver…à l’été 2020. Puis en septembre de la même année. Puis en novembre. Puis…en fait jamais !
Mais cela serait finalement trop « positif » et pas assez « vendeur ».
Dommage car au final, le pessimisme est toujours un sport national, la presse y trouve son compte pour sortir des articles mais finalement cela n’apporte rien à personne.