Elon Musk, visionnaire et CEO de Tesla (PDG), propose une vision audacieuse : la technologie pourrait complètement bouleverser notre rapport au travail. Selon lui, d’ici 10 à 20 ans, le travail deviendrait optionnel pour la majeure partie de la population, une prédiction qui suscite autant d’espoir que de scepticisme. Il compare ce futur à « entretenir un potager pour le plaisir » plutôt que par nécessité. Cette transition pourrait transformer la société de manière radicale.
Les robots et l’automatisation
Musk affirme que l’arrivée de millions de robots, dont les robots humanoïdes Optimus de Tesla, rendra le travail optionnel. Il vise à ce que 80 % de la valeur de Tesla provienne de ces robots. Pour l’instant, la production de ces automates prend du retard, ce qui complique une adoption rapide.
Il va même plus loin en prédisant que, dans la médecine, les robots pourraient surpasser en nombre les chirurgiens humains « dans la décennie ». Selon lui, ces avancées permettraient d’avoir des soins d’une qualité supérieure à ceux offerts au président.
Côté financier, la fortune d’Elon Musk est estimée à environ 633,33 milliards €, et son package salarial à environ 930 milliards €, deux chiffres qui illustrent l’ampleur de ses ambitions. L’introduction de ces technologies nécessiterait, selon lui, une redistribution de la richesse via un revenu universel élevé.
Avis et critiques sur l’automatisation
Malgré l’enthousiasme de Musk, plusieurs experts émettent des réserves. Ioana Marinescu, de l’Université de Pennsylvanie, souligne que le coût et la spécialisation des robots limitent une adoption rapide. Le Yale Budget Lab, dans un rapport d’octobre 2025, affirme que depuis la sortie de ChatGPT en novembre 2022, le marché du travail n’a pas subi d’effet significatif, relaye Fortune. Konrad Kording, collègue de Marinescu, et d’autres spécialistes mettent en avant les défis économiques d’une adoption à grande échelle.
Samuel Solomon, professeur à l’Université Temple, insiste sur la nécessité d’une structure politique pour instaurer un revenu universel. Torsten Slok, économiste chez Apollo Global Management, évoque l’amplification des inégalités par la « bulle AI ». Anton Korinek, professeur à l’Université de Virginie, rappelle que si la valeur économique du travail diminue, il faudra redéfinir notre tissu social pour préserver le sens et la cohésion.



