Dans l’univers sans cesse en mouvement de l’éducation et de l’apprentissage, les réflexions de figures du monde tech comme Elon Musk apportent souvent un point de vue intéressant. Une de ses phrases qui revient souvent est la suivante : « Ne confondez pas la scolarité avec l’éducation. Je ne suis pas allé à Harvard mais les personnes qui travaillent pour moi y sont allées », cite le Times of India. En quelques mots, elle soulève des questions sur la nature de l’éducation et sa portée sur la réussite personnelle et professionnelle.
Réfléchir à la scolarité et à l’éducation
Elon Musk, le fondateur de Tesla et SpaceX, met le doigt sur la différence entre scolarité et éducation. La scolarité renvoie souvent à la fréquentation d’établissements prestigieux comme Harvard ou Stanford : cadre structuré, obtention de diplômes, bases en mathématiques, sciences et langues. Mais Musk rappelle que ces diplômes ne garantissent pas forcément la compétence ou la créativité demandées dans la vie professionnelle.
L’éducation, pour lui, va au‑delà : elle inclut l’apprentissage par la pratique, l’observation et une curiosité permanente. Musk voit l’éducation surtout comme la capacité à résoudre des problèmes complexes et à appliquer les connaissances de façon pragmatique et inventive, une approche qui rappelle la paresse efficace. Il prend l’exemple de son propre parcours, il n’a pas fait Harvard, alors que plusieurs de ses employés y ont étudié, pour montrer que la réussite dépend moins du parcours scolaire que des compétences développées.
Apprendre par soi‑même
Musk privilégie l’apprentissage autonome. Diplômé en physique et en économie de l’University of Pennsylvania, il a brièvement entamé un doctorat à Stanford University avant de quitter l’université pour créer sa première entreprise. Son histoire illustre l’importance d’un apprentissage personnalisé et continu. Il est connu pour lire énormément et puiser dans des sources variées, tirant parti de l’ère numérique pour élargir ses connaissances.
Aujourd’hui, Internet joue un rôle important en donnant accès à des plateformes numériques, des cours en ligne, et des bibliothèques numériques, ouvrant la voie à un avenir sans travail. Cela réduit la frontière entre apprentissage formel et informel et permet à chacun de se former selon ses intérêts et ses besoins. Musk montre qu’il vaut mieux se concentrer sur ses passions et apprendre à son rythme, en dehors des salles de classe traditionnelles.




Bonjour,
Ce sujet et débat, ne date pas d’hier, surtout en France ! On dirait que les gens sont ahuris en lisant la rhétorique de Elon MUSK. Un tas de français, moi le premier et mes amis d’enfance, sont parfaitement conscients de cet état de fait : l’école française (surtout publique) ne fait pas forcément la réussite.
De plus, les programmes scolaires sont toujours très en retard et globalement, la France est souvent en retard, sur un tas de sujets et, souvent, récalcitrante à tous changements et amélioration, nouveautés, pensée disruptive, anti-conformisme…C’est un grand problème français, lié en direct, à ceux qui établissent les programmes scolaires, au Ministère concerné.
L’intelligence, n’est pas un acquis scolaire, ne s’achète pas sur Amazone et même, n’a aucun rapport avec l’éducation. Même cette phrase de MUSK, ne veut pas dire grand chose, bien que, certaines éducations aident d’avantage à être curieux, ouvert d’esprit, etc.
Or, il y a plusieurs formes d’intelligence, plusieurs atouts naturellement inscrits dans la génétique de chacun, ce qu’on appelle communément : qualité et défaut. Ces qualités et/ou défauts, sont intrinsèques, sûrement pas acquises en études supérieures de facultés, ou d’écoles d’ingénieurs.
D’ailleurs, des études récentes, ont réussi à prouver (vérifier les critères et méthodologies utilisées) que, tout ce qu’on apprends en études supérieures (exemple avec un BAC +5) n’est valables et utilisables que pendant 3 à 5 ans de vie professionnelle, avant d’être considéré comme « dépassé ». Là où, dans les années 1970 à fin 1990, un BAC +5, vous permettez de travailler sans grandes lacunes, pendant 30 ans ! C’est dire que, l’école et surtout française, n’est pas du tout adapté à la réalité du monde, tout comme le fait de ne pas être bilingue, dès la sortie du lycée, au contraire des allemands, des hollandais, etc.
Le système français est trop archaïque, il faut se mettre à la page et cela commence par le fait d’installer les bonnes personnes, à la tête du Ministère de l’Éducation Nationale et de l’enseignement supérieur/recherches, en lien direct, avec le Ministère du Travail.
Pour exposer ce dont parle Elon MUSK, on peut prendre l’exemple du créateur de l’entreprise DYSON ou le créateur de SAMSIC (pour la France) et d’autres exemples historiques d’entrepreneurs, qui n’avaient pas fait de grandes et longues études, …
Ceci dit, les études donnent tout de même une base utile, non négligeable, que l’on soit maçon ou programmeur logiciel. Par contre, je peux affirmer que pour faire voler un Airbus A350, pas besoin d’être un génie, mais, avoir une qualité native (CQFD) : la mémoire de situation, afin de retenir toutes les informations de vols, les protocoles, etc.
Bref, Elon MUSK relance un débat très ancien, mais qui en France, ne veut pas être tendu, car pays trop élitiste dans ses rapports aux choses et aux autres.
À bon entendeur !