Les parcs nationaux américains, véritables joyaux de la nature et témoins de l’histoire paysagère des États-Unis, voient leur accessibilité évoluer sous l’impulsion de l’administration Trump. Une hausse des tarifs d’accès est expliquée par la volonté de « donner la priorité aux Américains », ce qui s’inscrit dans une politique plus large de contrôles renforcés aux frontières. Ce changement, acté par un décret signé par Donald Trump en juillet, pourrait modifier l’afflux touristique vers ces sites emblématiques.
Ce qui change sur les prix
L’objectif affiché par l’administration Trump est de favoriser l’accès des Américains aux parcs nationaux tout en faisant contribuer davantage les visiteurs internationaux à l’entretien de ces espaces, explique RTL. Ainsi, le tarif de l’abonnement annuel donnant accès à l’ensemble des 63 parcs nationaux va fortement augmenter pour les non-résidents : il passera de 68,80 € à 215,00 € (soit environ 250 dollars). Cette mesure prendra effet le 1er janvier 2026.
En parallèle, les touristes étrangers devront s’acquitter d’un supplément de 86,00 € par billet d’entrée unique pour accéder aux parcs les plus visités, comme le Grand Canyon, Yellowstone et Yosemite (tous trois inscrits au patrimoine de l’Unesco). Jusque-là, les tarifs étaient les mêmes pour tous, sans distinction de résidence ; cette égalité tarifaire appartient désormais au passé.
Ce que l’on attend côté fréquentation
Cette hausse arrive alors que le secteur touristique international traverse déjà plusieurs difficultés, selon l’US Travel Association. L’association prévoit une baisse de 6,3 % des arrivées de touristes étrangers en 2025, soit un an avant l’entrée en vigueur des nouveaux tarifs. Les près de 332 millions de visiteurs en 2024 risquent donc de ne pas être atteints à nouveau, surtout si la mesure incite les Américains à profiter de « journées patriotiques » pendant lesquelles l’accès aux parcs sera gratuit pour eux.
L’administration Trump défend sa politique en assurant que les résidents américains conserveront des tarifs abordables, une approche semblable à celle des droits de douane imposés sur les meubles importés. Mais cette ligne, qualifiée de protectionniste, pourrait refroidir encore davantage les visiteurs internationaux.
Enjeux politiques et économiques
S’inscrivant dans l’idée de « l’Amérique d’abord », Donald Trump a résumé sa stratégie protectionniste : « Dans les parcs nationaux, ce sera l’Amérique d’abord », phrase qui reflète la volonté de prioriser les citoyens américains. Le gouvernement espère ainsi renforcer l’attractivité des parcs pour le tourisme domestique, au prix d’un accueil plus limité pour les touristes étrangers.
Sur le plan économique, la réduction de l’accès pour les visiteurs internationaux pourrait entraîner une baisse des recettes liées à ce segment touristique. Les conséquences à long terme pour le secteur, tant national qu’international, restent incertaines, mais l’orientation donnée par l’administration semble peu encline à la souplesse sur ce dossier.



