Innovation : le Japon a trouvé une solution pour recycler un déchet nucléaire

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Innovation : le Japon a trouvé une solution pour recycler un déchet nucléaire | journaldeleconomie.fr

Alors que la course à l’uranium fait rage depuis que le nucléaire à de nouveau le vent en poupe sur la scène internationale, le Japon dévoile une innovation prometteuse : une batterie rechargeable utilisant de l’uranium appauvri, dont les stocks continuent de s’accumuler.

Une seconde vie pour l’uranium appauvri

L’uranium appauvri représente un véritable casse-tête pour les États. Inutilisable dans les réacteurs actuels, il reste toutefois faiblement radioactif. Faute de solution de valorisation, il est stocké sur le long terme, généralement en surface, dans des fûts ou des conteneurs métalliques entreposés sur des sites industriels spécialisés, sous surveillance permanente. Le Japon en stocke plus de 16 000 tonnes, accumulées au fil des décennies (LeBigData, 25 mars 2025). À l’échelle mondiale, plus de 1,6 million de tonnes d’uranium appauvri seraient aujourd’hui en attente de valorisation (EnergyNews).

Comme le relatait Le Big Data, la Japan Atomic Energy Agency (JAEA) a dévoilé une batterie rechargeable expérimentale utilisant l’uranium appauvri comme électrode. Ce prototype de batterie, qui repose sur une réaction électrochimique similaire à celle des batteries classiques, serait capable de générer une tension allant jusqu’à 1,3 volt.

Une alternative locale au lithium et au plomb

Cette batterie rechargeable japonaise ne réduit donc pas la dépendance du pays à l’uranium enrichi utilisé dans les réacteurs nucléaires. En revanche, elle pourrait limiter les importations de métaux comme le lithium ou le plomb, composants clés des technologies de stockage d’énergie et matériaux de base des batteries actuelles.

En utilisant une matière déjà présente sur son territoire — l’uranium appauvri —, le Japon cherche à contourner les tensions sur les chaînes d’approvisionnement mondiales. Il ne s’agit pas d’un remplacement énergétique, mais d’une solution industrielle. Nonobstant, comme le souligne LeBigData, ces batteries n’ont pas vocation à être destinées au grand public. Leur usage sera strictement réservé à des infrastructures sécurisées – sauf si une solution est trouvée – en raison de la toxicité et de la faible radioactivité de l’uranium appauvri.

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