La consommation de fruits et légumes en France est en baisse, ce qui inquiète pour l’alimentation des foyers et souligne la précarité alimentaire. Le baromètre de confiance de la filière Interfel, publié le 25 février lors du Salon de l’agriculture, pointe clairement cette tendance qui n’est pas sans conséquences sur la santé publique et le monde agricole.
Une chute notable dans nos courses
Les chiffres ne laissent pas de place au doute : en 2024, les achats de fruits et légumes ont reculé de 2% en France. En seulement quatre ans, le panier annuel moyen par habitant est passé de 182 kg à 158 kg, soit une baisse étonnante de 15%. Ce recul est en partie lié au prix élevé des produits frais, comme en témoigne le coût des tomates à 4,50 euros le kilo. Pour beaucoup, ces tarifs constituent un frein de taille.
Delphine Taillez, directrice adjointe du centre interprofessionnel des fruits et légumes (une référence dans le secteur), explique que cette diminution trouve son origine dans l’évolution des façons de consommer, alliée à une offre alimentaire particulièrement riche (c’est-à-dire des alternatives qui concurrencent les fruits et légumes frais). Daniel Sauvaitre, président d’Interfel, va dans le même sens en observant un désintérêt progressif pour ces produits.
Les négos sur les prix en action
Les discussions annuelles entre industriels et grande distribution se sont récemment conclues après des échanges parfois tendus, reflétant une politique tarifaire complexe. La flambée des prix alimentaires constatée en 2022 et 2023 a fait grimper les tarifs de 20% sur deux ans. En réaction, la grande distribution demandait une baisse moyenne de 3 à 5%, tandis que les industriels espéraient une hausse pouvant atteindre 7%. Finalement, un compromis a été trouvé, menant à une « quasi-stabilité » des prix.
Cette stabilité devrait permettre aux consommateurs d’accéder à certains produits à des tarifs plus abordables. Par exemple, les produits céréaliers comme les pâtes, l’huile d’olive, la volaille et quelques articles surgelés devraient voir leurs prix se stabiliser (ou même baisser dans certains cas). Toutefois, chaque magasin reste libre d’appliquer sa propre marge, influant ainsi sur le prix final en rayon.
Des prix qui montent malgré tout
Si certains articles bénéficient d’un léger ajustement favorable, d’autres voient nettement leurs tarifs grimper. Les produits à base de cacao, le café et le jus d’orange subissent une hausse en raison du renchérissement des matières premières. Depuis 2018, les supermarchés doivent appliquer une marge minimale de 10% sur l’alimentaire pour éviter la vente à perte.
Cette règle fait partie des lois Egalim, mises en place pour protéger les revenus agricoles lors des négociations commerciales. Néanmoins, elle est pointée du doigt par des organisations comme UFC-Que Choisir, qui estiment que cette mesure coûte cher aux consommateurs sans apporter de réels bénéfices aux agriculteurs.
Un accord fragile (mais pas dénué de sens)
Même si l’accord reste précaire, syndicats agricoles, industriels et distributeurs s’accordent sur la nécessité de maintenir le seuil de revente à perte. Le gouvernement envisage même de prolonger cette disposition pour trois ou quatre ans à partir d’avril prochain. On attend par ailleurs une révision des lois Egalim, qui devrait être présentée avant ou après l’été prochain.
Tout cela nous rappelle combien il est capital d’avoir une alimentation équilibrée à un prix accessible à tous. Alors que certaines baisses de prix représentent un répit apprécié par les consommateurs français, il est toujours bon de revoir ses choix alimentaires pour tenter de garder une bonne forme malgré les défis économiques actuels.




Je n’ai pas besoin de faire un long commentaire; en 1990 je vendais dans mon magasin de fruits et légumes le kg de tomate Marmande 1, 80 et aujourd’hui c’est à 5 € soit 35 francs et on nous parle de 7 % d’augmentation. La pomme de terre, je vendais à 0,50 centime /kg aujourd’hui c’est 1,80 € , soit 12 francs et les salaires n’ont pas beaucoup changer avec l’euro