La récré de la République 

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Chatgpt Image 9 Oct. 2025 à 00 03 10
Les aventures du petit Macron | journaldeleconomie.fr

Notre série politique fiction

Aujourd’hui, à l’école de la République, c’était une drôle de journée. Le maître, il s’appelle Monsieur le Président, mais tout le monde l’appelle Macron, parce qu’il veut toujours être chef. C’est pas qu’il soit méchant, hein, mais il veut tout décider tout seul et que tout le monde dise que ses idées sont formidables. Alors forcément, ça énerve un peu les autres.

Macron, il arrive toujours avec son cartable bien propre et il dit :
— Bon, les enfants, on va faire un nouveau projet !
Mais personne n’écoute vraiment parce qu’il en fait un nouveau tous les jours et qu’on ne comprend jamais très bien à quoi ça sert.

Autour de lui, y’a ses copains préférés :
Bruno, c’est celui qui compte tout le temps. Il a des cahiers pleins de chiffres et il dit :
— Attention, si on dépense trop, on va avoir des zéros !
Mais dès que le maître lui dit : « Achète des bonbons pour que tout le monde soit content », il en achète des paquets entiers. Et après, y’a plus d’argent.
Alors le maître le gronde :
— Enfin, Bruno, t’as tout dépensé !
Et Bruno, il devient tout rouge et il dit que c’est pas sa faute, que c’est le maître qui lui avait dit.
Les autres rigolent un peu, mais après ils sont fâchés, parce que sans argent, il n’y a plus de bonbons à la cantine, ni de nouveaux cahiers. Du coup, plus personne ne veut jouer avec Bruno.

Gabriel, lui, c’est le délégué des élèves. Il veut toujours être bien vu du maître et il dit souvent :
— Oui, monsieur, vous avez raison, monsieur !
Mais ce qu’on remarque surtout chez lui, c’est qu’il a une toute petite voix, et des yeux grands ouverts qui tournent dans tous les sens, comme s’il cherchait à savoir d’où vient le vent avant de parler.

Lecornu, le costaud du groupe, garde la porte du préau quand il y a bagarre. Il ne ment jamais, il discute avec tout le monde, et il adore se déguiser en militaire. Il est vraiment sympa, ce Lecornu.
Mais le maître vient souvent l’embêter, et quand Lecornu ne fait pas exactement ce qu’on lui dit, il se fait gronder devant tout le monde.
L’autre jour, le maître a voulu qu’il prenne Bruno dans l’équipe de foot. Ça a mis un sacré bazar : tout le monde s’est disputé et même bagarré parce qu’il n’y avait plus de bonbons à cause de Bruno.

Et puis y’a Édouard, qui revient toujours faire le malin en se disant qu’il était copain avec le maître avant, et qu’il pourrait redevenir chef si on voulait bien. On dirait un grand qui revient au bac à sable parce qu’il a oublié sa pelle.

Dans la classe, y’a aussi le débat sur les horaires de l’école.
Le maître, avec Brutailleau, veulent que l’école dure plus longtemps, pour « améliorer le niveau ».
Mais Olivier Fort, lui, il trouve que c’est trop fatiguant. Il dit :
— Moi, je propose qu’on s’arrête à midi, comme ça tout le monde est content et reposé.
Les autres rient, parce qu’ils savent bien que personne ne voudrait aller à son école : il n’y a jamais de contrôle, mais il n’y a pas non plus de goûter.

Et en plus, Olivier Fort a une autre idée : il voudrait que ceux qui ont de bonnes notes donnent des points à ceux qui en ont des mauvaises, comme ça la récré serait plus juste. Il dit que c’est pour la solidarité scolaire, et il appelle ça « partager les points ».

C’est à ce moment-là qu’apparaît un tout petit personnage qu’on appelle Bullshitman. Il a une voix aiguë et il saute partout en criant que c’est la justice scolaire.
Mais Bullshitman, il exagère tout le temps. Il dit :
— Ceux qui veulent pas donner leurs points, il faut qu’on aille les taper ! C’est la taxe Bullshitman !
Alors les enfants se regardent avec des gros yeux. Même Marine Tonnelier, qui crie tout le temps, s’arrête un instant de hurler.

Le maître, qui voit tout depuis la fenêtre, entre en courant :
— Stop ! Ici, on ne tape pas les camarades ! Les règles, c’est pas de taper, c’est de discuter.
Bullshitman fait la moue, parce qu’il aime surtout dire des mots compliqués comme « taxe » et « justice sociale », mais tout le monde comprend que taper les autres, c’est pas une super idée.

En face, c’est la bande des autres.
Marine Tonnelier veut tout réglementer : les billes, les cartes Pokémon, même la file d’attente de la cantine. Parfois, elle s’allie avec Olivier Fort et Jean-Luc, juste pour faire du bruit dans la cour. Ensemble, ils hurlent, ils cassent le panneau de basket et le banc, pour qu’on entende bien ce qu’ils veulent.
Ils disent que c’est pour la justice, mais en vrai, c’est aussi parce qu’ils aiment bien qu’on parle d’eux.

Les écologistes, eux, sont dans un coin du jardin. Ils veulent qu’abîmer la pelouse soit interdit, et qu’on mette des pancartes pour ne pas marcher sur les fourmis.
Un jour, ils ont même voulu interdire le ballon, parce qu’il pouvait effrayer les oiseaux.

Et pendant ce temps-là, tout le monde veut la même chose : être le chef de la récré.
Ils font des alliances bizarres, des promesses qui tombent par terre, et parfois ils se battent pour des postes comme des enfants qui se disputent la corde à sauter.

Le problème, c’est qu’à force de se chamailler, il n’y a plus personne pour jouer au ballon. Le terrain est vide, les promesses traînent par terre, et le maître crie :
— Si ça continue, je rends les copies et je dissous la classe !

Alors tout le monde se tait un instant, sauf Macron, qui sourit un peu et dit :
— Non mais c’est pas grave, on va faire un nouveau projet, vous allez voir, ce sera formidable.

Et nous, on rigole doucement, parce qu’on sait très bien que demain, à la récré, ce sera la même histoire.

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