La Direction générale des finances publiques (DGFiP) vient de dévoiler les chiffres de la taxe foncière pour 2024. Avec plus de 29,3 millions d’avis d’imposition expédiés sur l’ensemble du territoire, ce prélèvement local suscite toujours beaucoup d’attention auprès des proprios. À noter que cette taxe foncière concerne tous ceux qui possèdent un bien immobilier au 1er janvier de l’année et se règle chaque automne, avec des exonérations pour retraités.
Comment ça marche et pourquoi ça diffère
La valeur locative cadastrale du bien varie beaucoup selon les départements, expliquant des différences notables dans la somme finale à payer. Selon l’emplacement, la facture peut être multipliée par trois.
Certains départements affichent des montants particulièrement élevés. À Mayotte, par exemple, la moyenne atteint 3 646 euros pour 13 000 avis envoyés. En Seine-Saint-Denis, elle grimpe à 3 642 euros pour 422 000 avis, et dans le Val-de-Marne, elle est de 2 949 euros pour 441 000 avis. La situation reste similaire en Guyane avec une moyenne de 2 931 euros pour 43 000 avis, ou en Essonne avec 2 767 euros pour un nombre d’avis équivalent à celui du Val-de-Marne. Il faut noter que les douze départements proposant les taxes les plus élevées se trouvent en Île-de-France ou en Outre-Mer.
À l’inverse, certains territoires voient des montants bien plus modestes. Par exemple, dans la Creuse, la moyenne s’établit à 1 036 euros, suivie de la Vendée avec 1 038 euros et la Haute-Corse où elle chute à 1 082 euros.
Comment les montants ont évolué
L’année dernière, les hausses avaient été spectaculaires, avec notamment un bond de +41 % à Paris. Pour 2024, l’augmentation est plus modérée, avec un gain global des valeurs locatives cadastrales limité à 3,9 % contre 7,1 % en 2023.
Cependant, certains départements ont connu des hausses remarquables, ce qui pourrait influencer les seuils d’imposition pour les contribuables concernés. Les Alpes-Maritimes, par exemple, voient leur taxe passer à une moyenne de 1 713 euros (+8,62 %), contre 1 577 euros auparavant. Mayotte suit avec +7,58 %, ensuite Meurthe-et-Moselle avec +7,47 %, et la Haute-Corse clôture cette liste avec +5,66 %.
Plusieurs éléments expliquent ces écarts importants entre territoires. Par exemple, la forte concentration de propriétaires possédant plusieurs logements dans des zones comme Mayotte ou la Seine-Saint-Denis fait grimper les moyennes.
L’année précédente avait été particulièrement difficile pour huit départements, enregistrant des hausses de plus de dix pour cent entre 2022 et 2023. Cette année est plus calme, avec une augmentation que certains jugent « raisonnable » si on compare aux chiffres passés.




