L’assouplissement budgétaire prôné par Bruxelles ne fait pas le bonheur de tous

En plaidant pour une plus grande souplesse budgétaire pour les pays de la zone euro, la Commission européenne ouvre la voie à un creusement des déficits. On est loin du sacro-saint déficit de 3% pas plus.

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L’assouplissement budgétaire prôné par Bruxelles ne fait pas le bonheur de tous
L’assouplissement budgétaire prôné par Bruxelles ne fait pas le bonheur de tous © journaldeleconomie.fr

En renonçant à punir l’Italie, l’Espagne et le Portugal qui n’ont pas pu réduire leurs dépenses, Bruxelles a fait tomber le dogme de la rigueur au sein de la zone euro. Pierre Moscovici, le commissaire aux Affaires économiques, a plaidé mi-novembre pour une politique économique plus souple afin de soutenir l’activité et la reprise dans les 19 pays de la zone euro.

Le commissaire a même chiffré le niveau de dépense que ces pays devraient engager collectivement : l’équivalent de 0,5% de leur PIB. Il importe de retrouver une marge de manœuvre budgétaire, selon la Commission, afin que ces pays investissent « plus pour eux-mêmes et pour les autres ». Ce lundi 5 décembre, les ministres des Finances de la zone euro se réuniront justement pour évoquer ce sujet.

Les pays qui rencontrent des difficultés à tenir leurs comptes sont ravis de l’assouplissement de Bruxelles, et Paris n’a pas manqué de s’en féliciter. Ce n’est cependant pas le cas pour l’Allemagne et les Pays-Bas, dont les comptes sont dans le vert : aussi bien Berlin que La Haye ne veulent pas payer pour les déficits des autres. Les discussions s’annoncent donc houleuses.

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