Les ventes de fournitures scolaires en forte baisse

Les ventes de fournitures scolaires pour la rentrée 2023 marquent un recul significatif de près de 13% en volume par rapport à l’an dernier.

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Les ventes de fournitures scolaires en forte baisse
Les ventes de fournitures scolaires en forte baisse © journaldeleconomie.fr

Des fournitures scolaires toujours plus chères

Selon le panéliste GFK, les ventes de fournitures scolaires ont connu un « recul sensible » lors de la rentrée des classes de 2023. Le chiffre d’affaires entre le 26 juin et le 27 août s’établit à 357 millions d’euros, soit une diminution de 5,2% par rapport à la même période en 2022. Cette baisse est plus significative en termes de volume : avec 113 millions d’articles vendus, elle s’établit à 12,8%. Le prix moyen d’un article a également augmenté de 8,7% en un an.

Nadège Helary, la présidente de l’Association des industriels de la papeterie et du bureau (AIPB), a néanmoins tempéré ces chiffres en précisant que la période cruciale pour les ventes n’est pas encore terminée. Selon elle, les semaines à venir seront « déterminantes » et elle reste optimiste quant à l’évolution des résultats.

Aide insuffisante de l’État

Deux raisons principales expliquent cette tendance à la baisse. D’une part, l’inflation a fortement influencé le pouvoir d’achat des familles. Selon une enquête de la Confédération syndicale des familles (CSF), le coût des fournitures scolaires a augmenté de 11,3% par rapport à l’année dernière. De plus, le coût moyen d’une liste complète de fournitures pour un élève en école primaire est passé de 190 euros en 2022 à 233 euros en 2023, soit une hausse de 23%.

D’autre part, les consommateurs optent de plus en plus pour la réutilisation des articles achetés lors des années précédentes. Cette tendance à l’économie responsable a également été soulignée par Samuel Gimenez de GFK, qui observe une « démocratisation de l’achat raisonné ». La CSF pointe également du doigt l’insuffisance de l’allocation de rentrée scolaire, dont les montants, bien que revalorisés de 5,6% par rapport à 2022, ne couvrent pas les coûts totaux de la scolarité. Selon le rapport de l’association, « les familles devront dépenser entre 900 euros et 1.700 euros en moyenne pour la scolarité d’un enfant ».

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