Le projet de loi sur le budget 2015 comprend ainsi plusieurs cessions d’actifs détenus par l’État, à hauteur de 4 milliards d’euros. Une somme qui n’est pas suffisante pour Emmanuel Macron, qui a annoncé que les bijoux de famille devraient rapporter l’année prochaine entre 5 à 10 milliards d’euros. Participations, biens patrimoniaux ou biens immobiliers, tout y passera pourvu que cela rapporte de l’argent !nnLes bonnes affaires, pour ceux qui voudront engager une partie de leur argent avec l’État, devraient donc être au rendez-vous. Il ne faudra toutefois pas s’attendre à arracher un petit bout d’EDF, dont le patron a changé (Jean-Bernard Lévy remplace Henri Proglio). Il n’est pas question de privatiser ce fleuron de l’énergie, pièce stratégique du dispositif français en la matière. L’État continuera donc d’en détenir 84,5%.
En augmentant ainsi ses ventes d’actifs, le gouvernement souhaite tout simplement payer ses créanciers : 4 milliards iront rembourser les dettes, le milliard restant devant être réinvesti. C’est le contraire du budget 2014, qui avait vu 3,5 milliards d’investissements pour 1,5 milliard pour rembourser les dettes.

