Le marché de l’or explose avec un prix jamais vu de 3 500 dollars l’once. Cette envolée impressionnante du métal précieux soulève plein de questions sur ses répercussions économiques et géopolitiques, et sur son rôle habituel de valeur refuge. Pour les investisseurs et ceux qui suivent de près le marché, cette hausse sans précédent offre des opportunités, mais invite aussi à la prudence.
Une montée fulgurante
Récemment, l’once d’or s’est négociée à 3 467,87 dollars à 7H30 GMT, après avoir atteint un incroyable record de 3 500,10 dollars plus tôt dans la journée. Ce bond est d’autant plus marquant qu’il représente une hausse de plus de 25% depuis janvier, alors que le cours se situait autour de 2 600 dollars. Au fil des mois, l’or a franchi plusieurs étapes importantes : 2 100 dollars en mars, 2 500 en août, 2 700 en octobre, 2 900 en février puis 3 000 en mars.
Ce qui influence le marché
Différents éléments ont contribué à cette forte hausse du cours de l’or. D’abord, les tensions entre Donald Trump et la Réserve fédérale américaine (Fed) ont créé une atmosphère d’incertitude intéressante pour ce métal précieux. Ensuite, la baisse de Wall Street et les soucis liés à la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine ont accentué cette tendance. La Chine, pour sa part, a réaffirmé sa « ferme opposition » à tout accord signé entre les États-Unis et d’autres pays qui pourrait lui nuire.
De plus, les achats d’or-papier (ETF) ont progressé de 7% au premier trimestre 2025, ce qui représente environ 226 tonnes et une valeur approchée de 21 milliards de dollars. En parallèle, les banques centrales possèdent aujourd’hui plus de 370 000 tonnes d’or, soit plus de 17% du stock total. Les États continuent aussi de faire grimper leurs réserves, avec une augmentation de +1 000 tonnes en 2024.
L’or, la valeur refuge par excellence
Quand l’économie et la géopolitique se compliquent, l’or est souvent vu comme un valeur refuge. Les investisseurs se tournent vers ce métal pour se couvrir contre une éventuelle baisse du dollar due aux hausses des droits de douane. Par ailleurs, une mauvaise passe de peur de rater le coche (l’effet « Fomo ») incite les investisseurs à acheter en masse, poussant les prix encore plus haut. Alain Carbonne explique d’ailleurs Moneyvox : « on peut constater une montée de la perception du niveau de risque ».
