Moody’s sanctionne Paris avec un constat: un pays solide gouverné par des ânes

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La dette mondiale encore plus élevée
Moody’s sanctionne Paris avec un constat: un pays solide gouverné par des ânes © journaldeleconomie.fr

Moody’s prévient : notre économie résiste, nos finances plongent, et nos responsables politiques ne pilotent plus rien sinon leur survie électorale. La France a du potentiel, ses dirigeants politiques sont nuls, et l’écart entre les deux devient un gouffre.

Une économie qui travaille pendant que les gouvernants s’écoutent parler
Moody’s reconnaît que la France reste « importante, riche et diversifiée ». Autrement dit, le pays avance parce que ses travailleurs, ses entrepreneurs et ses ingénieurs n’ont pas attendu l’autorisation des politiques pour créer de la richesse. Malgré les taxes, les normes et les discours interminables, la machine tourne encore, par la seule force de ceux qui s’obstinent à faire vivre ce pays. Ironie tragique : le principal mérite de l’exécutif et du législatif consiste à ne pas avoir encore totalement détruit ce que les Français ont bâti. Le message implicite de Moody’s est limpide : bravo la France, dommage pour ses dirigeants.

Le vrai risque pays ? Des élus qui prennent la dette pour un bac à sable
« La fragmentation politique est susceptible d’entraver la capacité du gouvernement à résorber le déficit », écrit Moody’s. Version polie pour signaler au monde que notre vie publique ressemble à un cirque où chacun vient faire son numéro avant de repasser au guichet des dépenses. On proclame la responsabilité et l’on signe des chèques. On promet la réduction de la dette et l’on ajoute des milliards. On parle d’autorité et l’on gouverne avec le doigt mouillé. Moody’s souligne que « les finances publiques seront substantiellement affaiblies dans les prochaines années ». Ce n’est pas un pronostic, c’est l’épitaphe d’une politique budgétaire transformée en machine à acheter la paix sociale, les votes et le temps perdu. À ce stade, la dette n’est plus un problème, c’est un mode de gouvernement.

Une gouvernance en décomposition qui menace un pays encore vaillant
Moody’s rappelle que « le cadre institutionnel est mis à l’épreuve par un contexte politique intérieur de plus en plus difficile ». En français courant : les dirigeants paniquent à l’idée de diriger. Ils refusent de choisir, renoncent à décider, et préfèrent distribuer l’argent qu’ils n’ont pas. Résultat : chaque hausse des taux punit davantage leur lâcheté passée. La France peut tenir encore longtemps si elle est menée par des hommes et des femmes politiques responsables. Elle tombera beaucoup plus vite si elle reste confiée à ces équilibristes du verbe qui tremblent devant chaque choix et dont les mantras sont de distribuer de l’argent et de taxer les riches. Moody’s n’a pas écrit que la classe politique française est un troupeau d’ânes. Mais personne n’est obligé d’être aveugle. L’agence tire la sonnette d’alarme : la France tient debout, ses dirigeants tiennent du zoo. Et dans une ménagerie, la probabilité que quelqu’un finisse à terre augmente à chaque détour du budget.

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