Une nouvelle tempête, nommée Regina par l’agence météorologique portugaise IPMA (Instituto Português do Mar e da Atmosfera), menace d’apporter des « pluies abondantes » en Europe occidentale. Elle devrait toucher le Portugal et l’Espagne, et gagner une bonne partie sud de la France, ce qui suscite de fortes inquiétudes. En perturbant un printemps précoce, Regina entraîne une dégradation des conditions météorologiques en Europe occidentale.
Où va Regina et comment elle progresse
La tempête Regina a été officiellement reconnue le 1er mars. Dès le 2 mars, les premiers signes de la dépression se sont manifestés dans les Pyrénées-Orientales. L’intensification est prévue à partir du 5 mars, date à laquelle « les choses sérieuses débutent » avec un effet notable sur la moitié sud de la France, confirme actu.fr. La progression devrait se poursuivre le 6 mars, avec une aggravation attendue vers la fin de la semaine.
La péninsule ibérique, surtout le sud et l’est, ainsi que les îles Canaries, se préparent à des rafales de vent très violentes. Parallèlement, une tempête maritime va se former, renforçant l’instabilité atmosphérique jusqu’en France. L’air humide venu de la Méditerranée et de l’Atlantique complique encore la situation.
Ce que cela risque de faire dans le sud de la France
En France, le sud, du littoral atlantique à la Méditerranée, n’est pas épargné. Les départements de l’Hérault, de l’Aude, et du Gard sont particulièrement à surveiller. Le Languedoc, le Roussillon, les contreforts cévenols, ainsi que la vallée du Rhône seront aussi en première ligne lors de cet épisode cévenol. La Landes et le Pays basque sont attendus pour des passages pluvieux soutenus.
Ces « pluies abondantes » tomberont sur des sols déjà gorgés d’eau, ce qui augmente les risques d’inondation. Les experts estiment que certains cours d’eau pourraient sortir de leur lit, rendant dangereux les secteurs habituellement inondables. Les habitants sont invités à éviter de prendre la voiture sauf nécessité et à suivre les bulletins de vigilance orange départementaux.
Bilan de la saison météo et comparaison avec les années précédentes
La saison en cours, marquée par 17 tempêtes nommées, égalise déjà le record de la saison 2023/2024. Ce chiffre met en lumière un dérèglement climatique notable et un démarrage précoce, avec une avance de six semaines sur le calendrier habituel. L’hiver a été dur : des tempêtes violentes comme Goretti en janvier et Nils en février ont laissé des traces. Le mois de février a même été qualifié comme le plus pluvieux depuis 1959.
Regina s’accompagne du mouvement d’une DANA (dépression isolée à niveau élevé) au-dessus du sud-ouest de la péninsule ibérique. Cette bulle d’air extrêmement froid, en contraste avec de l’air plus chaud, renforce l’instabilité et favorise des conditions météorologiques violentes.






