“Si c’est trop cher, partez” : la phrase choc de Netflix qui annonce une hausse historique des tarifs

Netflix vient de racheter Warner Bros. pour près de 77 milliards d’euros, suscitant des inquiétudes sur la concurrence.

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“Si c’est trop cher, partez” : la phrase choc de Netflix qui annonce une hausse historique des tarifs
“Si c’est trop cher, partez” : la phrase choc de Netflix qui annonce une hausse historique des tarifs | journaldeleconomie.fr

Le 3 février 2026, une audience importante s’est tenue au Sénat américain : Ted Sarandos, co-patron de Netflix, a été entendu par la sous‑commission antitrust pour examiner les conséquences du rachat des activités de streaming de Warner Bros. Discovery. Annoncée officiellement le 5 décembre 2025, cette opération à 76,96 milliards d’euros relance le débat sur la concurrence, les tarifs pour les abonnés et l’ensemble du secteur cinématographique.

Netflix monte d’un cran, la concurrence s’inquiète

Netflix, surnommé la « firme au N rouge », a repris les activités de streaming de Warner Bros., dont HBO Max, et fait monter son empire d’un cran. Aujourd’hui, Netflix compte 301,63 millions d’abonnés, tandis que Warner Bros. Discovery en rassemble 128 millions. Leur croissance spectaculaire est un indicateur de leur succès. Leur part d’audience aux États‑Unis atteint près de 10 %, toujours en dessous de YouTube qui pointe à 12,7 %.

Le but affiché de l’acquisition est de renforcer la position de Netflix sur un marché du streaming très disputé. Ted Sarandos assure que les services sont « très complémentaires », précisant que « 80 % des abonnés HBO Max sont également abonnés à Netflix ». Cette concentration pose néanmoins des questions sur le risque de monopole et la possible réduction de la concurrence sur le marché de la SVOD.

Ce que dit Ted Sarandos

Pour défendre l’opération, Ted Sarandos affirme : « nous offrirons aux consommateurs plus de contenu pour moins cher » relaye Arts Technica. Il met en avant l’existence d’une « annulation en un clic », qui permet aux abonnés de se désabonner facilement, et dit que les utilisateurs gardent la main pour juger si le service est « trop cher ». Selon lui, les augmentations des tarifs en 2025 auraient apporté « bien plus de valeur » aux abonnés.

Sarandos rappelle aussi que les productions originales de Netflix ont généré 155 000 emplois, un argument économique en faveur de la fusion. Il cite aussi des géants comme Google, Apple et Amazon comme concurrents sérieux, soulignant que le secteur reste « très concurrentiel ».

Les réserves du Sénateur Mike Lee et des régulateurs

Le Sénateur Mike Lee, président de la sous‑commission, a exprimé des doutes sur les effets de ce rachat. Il craint que Netflix puisse être tenté de « désavantager ses concurrents », notamment en limitant l’octroi de licences de contenus. Mike Lee a averti que l’accord pourrait faire de Netflix « la plateforme qui les gouverne toutes ».

Les régulateurs partagent ces préoccupations et pointent le risque d’un pouvoir « dominant » renforcé de Netflix, qui pourrait réduire la diversité des contenus disponibles pour les consommateurs et peser sur les tarifs.

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