La Direction générale des douanes a publié, le 12 août 2026, un arrêté fixant les nouveaux tarifs du tabac applicables dès le 1er septembre 2026. C’est une nouvelle révision, après celle du 1er juin, mais la situation reste globalement stable : les tarifs de la plupart des grandes marques ne bougent pas à la rentrée.
Certaines références augmentent tout de même de dix centimes. Les paquets Mademoiselle la blanchissime et Mademoiselle la bleue passent à 11,20 euros. Le tabac à rouler Che Blond Authentique grimpe à 15,70 euros, et sa déclinaison U ribellu à 15,60 euros. Marlboro, Camel et Winston, elles, ne connaissent aucun changement de prix.
Selon RMC, d’autres marques baissent. Les Luckies Red, Red Longues, Blue et Ice by Lucky Strike passent de 11,50 à 11,20 euros, soit trente centimes de moins. Le Pueblo classic n°1 en cigarettes recule de dix centimes, à 10,50 euros, tandis que le tabac à rouler Pueblo classic n°1 et le Pueblo blue n°1 perdent 15 centimes, à 14,75 euros.
Les industriels arbitrent entre marges et taxes
Ce sont les fabricants de tabac, et non l’État, qui fixent le prix de vente de leurs paquets. Ils tiennent compte de l’évolution des taxes prélevées par les pouvoirs publics et ont deux options : répercuter la hausse fiscale sur le consommateur, ou rogner leurs marges pour maintenir un prix stable, voire le faire baisser.
L’objectif du gouvernement reste d’atteindre progressivement un prix minimum de 13 euros pour tous les paquets de cigarettes, afin de réduire la consommation de tabac et les pathologies qui y sont liées. Certaines marques dépassent déjà ce seuil : les Marlboro Red et Gold ainsi que les Dunhill Bleu atteignent 13,50, voire 14 euros.
Cette trajectoire tarifaire s’inscrit dans le programme national de lutte contre le tabagisme, mené sur la période 2023-2027, qui vise un paquet à 13 euros en moyenne à l’horizon 2027.
En 2025, Philip Morris International avait déjà relevé le prix de son tabac à rouler d’environ 0,50 euro. Un porte-parole du groupe avait justifié cette hausse, dans une déclaration à l’AFP, comme correspondant « à la hausse de notre éco-contribution, à l’inflation des coûts de production et à la hausse de la part versée aux buralistes ».
L’Observatoire français des drogues et des tendances addictives constate de son côté un fort recul de la consommation de produits de tabac chez les adolescents. Les ventes chez les buralistes ont chuté de 8,2 % entre 2024 et 2025, selon ses données.
Une nouvelle révision des prix est déjà programmée pour le 1er novembre 2026. Elle fera à nouveau bouger, à la hausse comme à la baisse, les tarifs de certaines marques.






