Trump plaisante sur un quatrième mandat et sort une casquette « Trump 2028 »

Casquette rouge, sourire en coin, Trump plaisante sur un quatrième mandat pourtant interdit par la Constitution. Trois mois après une tentative d’assassinat, l’ambiance était électrique au Waldorf Astoria. Que s’est-il vraiment passé ce soir-là ?

Publié le
Lecture : 3 min
Trump plaisante sur un quatrième mandat et sort une casquette « Trump 2028 »
Trump plaisante sur un quatrième mandat et sort une casquette « Trump 2028 » © journaldeleconomie.fr

Donald Trump a lancé, vendredi 24 juillet 2026, devant l’assemblée du dîner des correspondants de la Maison Blanche, qu’il était heureux d’annoncer son intention, et que ceci était en quelque sorte un scoop, son intention de se présenter pour un quatrième mandat de président des États-Unis, rapporte Le Monde.

Le président américain, 80 ans, venait de sortir une casquette rouge frappée du slogan Trump 2028, un troisième mandat pourtant interdit par la Constitution américaine. Il s’en était pris quelques minutes plus tôt aux fake news media.

La salle a d’abord ri jaune. Il a ironisé que cet endroit rassemblait vraiment le plus grand groupe de personnes atteintes du « syndrome de dérangement Trump » jamais réuni en un seul lieu, avant de filer la plaisanterie sur ses propres mandats, affirmant que tout comme sa présidence, la deuxième fois était toujours meilleure, et que la troisième fois était encore meilleure.

Il a ajouté, dans un sourire, qu’il plaisantait seulement. Le président a précisé qu’il comptait bien revenir à l’édition de l’an prochain.

Une soirée reprogrammée après une fusillade en avril

Le discours, qui a duré environ une heure, se tenait trois mois après qu’une tentative d’assassinat a interrompu l’édition originale, en avril. Des coups de feu avaient alors été tirés au Washington Hilton, provoquant l’évacuation chaotique de Trump et l’annulation de la soirée en tenue de gala. Cole Allen, un homme originaire de Californie âgé de 31 ans, a plaidé non coupable de plusieurs chefs d’accusation, dont tentative de meurtre sur la personne du président.

Un agent du Secret Service, Victor Gonzalez, avait été touché par balle à un point de contrôle de sécurité extérieur à la salle de bal ce soir-là ; il est crédité d’avoir stoppé l’attaque et a survécu grâce à un gilet de protection. Lui et le personnel du Washington Hilton ont été honorés lors de la soirée reprogrammée.

Le directeur du Secret Service, Sean Curran, présent en 2024 lors de l’attaque durant laquelle une balle avait touché l’oreille de Trump en meeting, a défendu la sécurité mise en place en avril : un cordon avait selon lui empêché l’assaillant présumé d’atteindre la salle principale. Il a jugé que le niveau de menace pesant actuellement sur les hauts responsables américains était très élevé.

Cette fois, l’événement s’est tenu au Waldorf Astoria, un ancien hôtel appartenant à Trump, et non plus au Washington Hilton. La police et des officiers de la Garde nationale avaient bouclé les routes environnantes.

Weijia Jiang, correspondante de CBS et présidente sortante de la White House Correspondents’ Association, qui présidait déjà le dîner d’avril, a rouvert la soirée en disant qu’ils allaient essayer à nouveau, avant d’assurer que ce soir leur message était qu’ils étaient de retour, qu’ils ne se laisseraient pas intimider et qu’ils ne laisseraient pas un acte de violence avoir le dernier mot.

Le ton du président a d’abord été relativement conciliant, avant de dériver vers des piques contre les journalistes puis ses adversaires démocrates. Il a serré la main, en riant et en levant les bras, de l’équipe du Wall Street Journal, qui avait révélé des articles sur ses liens avec le financier déchu Jeffrey Epstein.

Des journalistes ont reçu des prix pour leurs reportages sur sa seconde présidence, ce qui a valu à Trump cette remarque comme quoi la soirée n’avait pas été facile, avec tous ces prix. Il a même raillé ses propres rédacteurs de discours lorsque certaines répliques sont tombées à plat.

C’était la première participation de Trump à ce dîner, après des années de relations tendues avec la presse. Il a conclu en évoquant un immense respect pour les journalistes présents, avant de lâcher que quand il serait parti, ils seraient tous ruinés.

Laisser un commentaire

Share to...