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Flavien Kulawik, PDG de KLB Group : « Les conseils ne valent rien sans implémentation »





Le 28 Mars 2014, par La Rédaction


Diplômé de Centrale Paris, une école d’ingénieurs, vous vous orientez vers un cursus économique. La capillarité entre ces deux domaines existe-t-elle vraiment ?


Flavien Kulawik, PDG de KLB Group : « Les conseils ne valent rien sans implémentation »
Flavien Kulawik : Centrale a rendu cette capillarité possible. A Centrale, j’ai choisi l’option ingénieur économiste pour compléter mon bagage technique avec des connaissances d’économie, de finance et de management d’entreprise. Comme la finance de marché ou la macro-économie ne me disaient rien, j’ai postulé dans les cabinets de conseil en stratégie et management.

Après une première expérience, vous vous êtes rapidement lancé vous-même dans l’entrepreneuriat.

Une opportunité s’est présentée auprès d’une société de conseil de direction. Ils cherchaient leur premier salarié. Je me suis dit que j’apprendrais plus vite dans une petite structure. Ils m’ont embauché et m’ont envoyé chez un de leurs deux clients, Sediver, une ETI française basée à Vichy qui fabrique des isolateurs haute tension. Ma mission consistait à optimiser les achats.

J’ai découvert un métier passionnant fortement créateur de valeur, et j’ai tout de suite identifié que les entreprises avaient besoin d’un accompagnement très opérationnel pour réaliser des économies. Comme les deux associés avec qui je travaillais ne s’entendaient pas, je les ai quittés après seulement dix mois pour me mettre à mon compte. Je voulais aider les PME à optimiser leurs achats généraux en me rémunérant sur les économies.

L’indépendance n’est pas un positionnement facile lorsqu’on est jeune. Vous avez eu des débuts difficiles ?

J’avais 25 ans, je venais de me marier, je n’avais aucun carnet d’adresses, très peu d’expérience, mais j’étais prêt à soulever des montagnes ! Cela m’a pris six mois pour trouver mon associé, Jean-Marc Le Breton- avec qui nous formons un vieux tandem depuis bientôt vingt ans- et notre premier client, l’équipementier automobile Valeo. Ce client étant réputé dans les achats, notre réussite chez eux nous a apporté la crédibilité dont nous avions besoin pour nous développer.

Comment s’est concrétisé le développement de KLB Group ?

Nous avons sans cesse innové pour acquérir de nouvelles expertises fonctionnelles et sectorielles. Des achats, nous avons évolué vers la supply chain, la qualité, l’ingénierie, la finance, et l’informatique. De l’automobile, nous nous sommes dirigés vers d’autres secteurs : biens de consommation, aéronautique, défense, production de matières premières et d’énergie, infrastructures de transport et utilities, services financiers, distribution, services de santé, et secteur public.

Nous avons aussi enrichi la typologie de projets que nous prenons en charge : les projets de réduction des coûts bien sûr, mais plus généralement d’amélioration de performance, de transformation, de transition organisationnelle, et tous types de projets opérationnels de business development ou de production. Et grâce à notre taille et à notre présence internationale, nous sommes capables de monter très rapidement des équipes pluridisciplinaires pour accompagner nos clients dans leurs différentes géographies.

Si vous deviez circonscrire le périmètre de votre champ d’action ?

Nous nous positionnons aujourd’hui comme spécialistes de l’implémentation des projets des entreprises et du secteur public. Les idées ne valent rien sans implémentation. Nous apportons à nos clients la force des entrepreneurs : la capacité à mettre en œuvre, à implémenter. Nous ne nous voyons pas comme une société de conseil, mais comme un spécialiste de l’implémentation. Les conseils ne valent rien sans implémentation.

Comment définir simplement la réalité opérationnelle que recouvre l’implémentation ?

Dans les projets de transformation ou d’optimisation des coûts que nous menons, nous ne nous limitons pas à conseiller un client sur ce qu’il faut faire. Nous réalisons le projet avec lui, en apportant toutes les compétences d’exécution et de savoir-faire opérationnel requises pour délivrer des résultats. C’est ce mix unique de savoir-faire de conception, de réalisation et d’opération qui nous différencie. Quand vous savez opérer, vous savez comment les choses fonctionnent concrètement, vous êtes plus pertinent dans la conception de nouvelles solutions et dans leur mise en œuvre.

Une spécialité transversale comme celle-ci impose-t-elle un recrutement et un management spécifique ?

Notre différence vient également de notre culture d’entreprise, de nos valeurs et du profil de nos collaborateurs : plus que les capacités analytiques et relationnelles, nous valorisons par-dessus tout l’intelligence pratique et la détermination. Dans tous nos projets, nous apportons ce savoir-faire opérationnel qui fait la différence, et nous nous efforçons de pratiquer un management « agile ».

Avez-vous des projets de développement commercial ?

Cette année, nous allons renforcer notre présence en Amérique du Nord en accompagnant un client stratégique aux USA et au Mexique. Nous venons aussi d’étendre notre présence en Chine en ouvrant à Wuhan, pour accompagner le développement de nos clients du secteur automobile. En France, nous nous développons fortement dans le secteur public. Dans le cadre d’un partenariat de cinq ans, nous collaborons avec les équipes du Gestionnaire d’Infrastructure Unifié RFF/SNCF pour réduire considérablement le coût total du système ferroviaire. Forts de cette expérience, nous proposons aux collectivités locales de monter et d’opérer des centres de services  territoriaux pour les aider à optimiser leurs dépenses d’investissements et de fonctionnement. Les enjeux sont gigantesques !

Une vision pour l’avenir du groupe ?

Notre ambition est de bâtir le leader mondial de l’implémentation de projet, partenaire incontournable des groupes internationaux et du secteur public. Avec un effectif de plus de 500 personnes, KLB Group est devenue aujourd’hui une belle ETI française qui se développe dans huit pays en Europe, en Amérique, et en Asie. Nous pensons que nous franchirons le cap des 800 collaborateurs d’ici trois ans. Mais nous nous efforçons de regarder encore plus au loin : KLB Group dépassera un jour les 10 000 collaborateurs dans le monde !





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