Une sanction pour des pratiques commerciales trompeuses
La DGCCRF a mené une enquête sur les pratiques commerciales de Showroomprivé de 2015 à 2020, révélant des annonces de réductions de prix basées sur des « prix de référence trompeurs ». Cette pratique, consistant à augmenter le prix des articles juste avant d’appliquer les promotions, est considérée comme une « fausse promotion » et est illégale. Elle est censée altérer le jugement du consommateur dans son acte d’achat. Après l’enquête, la Direction de la répression des fraudes a transmis ses résultats à la justice, aboutissant à une amende transactionnelle de 600.000 euros pour Showroomprivé, acceptée par le parquet de Bobigny.
En réaction à cette sanction, Showroomprivé a souligné que cette enquête portait sur des faits anciens et une politique tarifaire utilisée par de nombreux acteurs du e-commerce. Assurant la loyauté et la sincérité de sa politique tarifaire, la société a affirmé avoir mis en place une équipe dédiée au contrôle quotidien des prix de référence pour garantir une information juste sur les réductions annoncées à ses membres.
Showroomprivé assume et évoque une pratique courante
Cette amende, bien que conséquente, reste néanmoins dérisoire par rapport au chiffre d’affaires annuel de Showroomprivé qui s’élevait à 657,4 millions d’euros en 2022, en baisse de 9,2% par rapport à 2021, mais en hausse de 6,8% par rapport à 2019. Le groupe SRP, propriétaire du site d’e-commerce, a vu son bénéfice net chuter fortement en 2022, tombant à 300.000 euros, en évoquant un environnement de marché difficile, des problèmes d’approvisionnement et l’inflation.
Cette sanction pose une nouvelle fois la question de la transparence dans le secteur du e-commerce. Si Showroomprivé a été sanctionné pour ces pratiques trompeuses, il n’est pas le seul acteur de l’industrie à utiliser cette technique. La question de la régulation de ces pratiques reste donc plus que jamais d’actualité.


