L’Élysée a officialisé la nomination de François Bayrou en tant que Premier ministre. Vétéran de la politique française et premier soutien du président Emmanuel Macron depuis 2017, ce nouveau Premier ministre issu du centre aura la charge de faire adopter un nouveau budget pour 2025 tout en évitant une motion de censure.
François Bayrou nouveau locataire de Matignon
Emmanuel Macron a nommé François Bayrou Premier ministre dans un climat politique tendu. Succédant à Michel Barnier, censuré après l’échec de son budget 2025, François Bayrou, président du Mouvement Démocrate (MoDem) depuis 2007, ancien ministre de l’Éducation nationale puis de la Justice, deux fois candidat à la présidentielle et Haut-Commissaire au Plan, devra réussir à rétablir le dialogue et favoriser le compromis pour apaiser la crise politique.
Son arrivée à Matignon se fait donc sous haute tension, face à une Assemblée nationale sans majorité, François Bayrou aura la charge de désamorcer une opposition déterminée, en particulier celle de la LFI, et surtout, réussir à faire adopter un budget 2025, le tout, sous la menace d’une nouvelle motion de censure.
Les Français favorables a une baisse des dépenses publiques
Le budget 2025 est devenu le sujet prioritaire de la France. Avec un déficit prévu à 166 milliards d’euros, la situation des finances publiques françaises exige des mesures urgentes. François Bayrou devra concilier rigueur budgétaire et acceptation sociale dans un climat tendu. Toute erreur dans l’élaboration ou l’adoption de ce budget pourrait non seulement entraîner une nouvelle crise politique, mais aussi fragiliser la crédibilité économique de la France sur la scène internationale.
Les attentes des Français concernant ce sujet sont grandes. Selon un sondage d’OpinionWay pour Économie Matin, plus de la moitié des Français (51 %) se disent favorables à une baisse de 20 % des dépenses publiques. Dans le détail, cette proportion monte à 57 % chez les jeunes (18-34 ans), baisse à 54 % pour les 34-59 ans et chute à 46 % pour les seniors. Les électeurs du Rassemblement National se montrent comme étant les plus libéraux sur cette question : 69 % d’entre eux en effet soutiennent une réduction de 20 % des dépenses publiques, contre seulement 35 % pour les sympathisants de gauche.


