Sidérurgie : ArcelorMittal va se doter d’un nouveau four électrique

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Sidérurgie : ArcelorMittal va se doter d’un nouveau four électrique | journaldeleconomie.fr

ArcelorMittal a annoncé, ce jeudi 15 mai 2025, la relance d’un projet industriel de grande envergure sur son site de Dunkerque.

ArcelorMittal annonce un investissement de 1,2 milliard d’euros

ArcelorMittal a confirmé le lancement d’un programme d’investissement de 1,2 milliard d’euros pour moderniser son site de Dunkerque. L’opération prévoit la construction d’un four à arc électrique dont la mise en service est attendue d’ici la fin de l’année 2028. Cette installation permettra de réduire d’environ 20 % les émissions annuelles de CO₂ du site, en remplaçant un haut-fourneau traditionnel.

La décision de relancer le projet intervient après plusieurs mois de pause, liés aux difficultés rencontrées par le secteur sidérurgique en Europe. En mars 2025, la Commission européenne a adopté de nouvelles règles pour limiter les importations d’acier étranger et instaurer une taxe carbone à l’entrée de l’Union européenne

Le maintien de son plan social

Les salariés d’ArcelorMittal, notamment ceux du site de Dunkerque, ne sont pas satisfaits pour plusieurs raisons principales, malgré l’annonce de l’investissement. Le maintien du plan social reste la principale source de tension. ArcelorMittal a confirmé la suppression de 636 postes en France, dont environ 200 à Dunkerque, en parallèle du projet industriel. Cette simultanéité entre investissement et restructuration est perçue comme contradictoire et suscite une forte incompréhension dans les effectifs. « Ce sont deux sujets distincts. Les suppressions de postes actuelles sont destinées à renforcer la compétitivité des sites de Dunkerque. Et là, nous confirmons notre intention d’investir pour donner de la visibilité, parce que nous sommes beaucoup plus confiants qu’il y a deux ou trois mois », a ainsi justifié Alain Le Grix, président d’ArcelorMittal France (BFMTV).

Les syndicats dénoncent une stratégie déséquilibrée, où l’effort industriel ne s’accompagne d’aucune mesure de sécurisation sociale. Pour eux, moderniser un site tout en réduisant sa main-d’œuvre compromet la pérennité des savoir-faire et fragilise l’ancrage local. Le 13 mai, plusieurs dizaines de salariés ont manifesté à Paris pour protester contre ce plan social. La mobilisation, survenue avant même l’annonce officielle de l’investissement, reflète un climat de défiance déjà installé. Le décalage entre la transformation industrielle engagée et ses conséquences sociales immédiates reste au cœur des critiques adressées à la direction du groupe.

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