L’assurance-vie est souvent vue comme un produit d’épargne compliqué et rigide. Pourtant, elle réserve bien des surprises pour ceux qui cherchent à diversifier leurs placements. Contrairement à ce que l’on imagine parfois, votre argent n’est jamais bloqué et vous avez bien plusieurs options pour l’utiliser. Cette flexibilité, combinée à quelques avantages fiscaux, en fait un outil financier intéressant pour préparer divers projets patrimoniaux.
Disponibilité et façons de retirer
Alors que certains pensent que l’argent placé dans une assurance-vie reste figé pendant huit ans, ce n’est pas le cas. Vous pouvez accéder à votre capital quand bon vous semble grâce à trois méthodes de retrait différentes : le rachat total, le rachat partiel et la rente viagère.
Le rachat total vous permet de retirer la totalité du capital en une fois, ce qui clôture définitivement votre contrat. À noter que si vous souhaitez ouvrir un nouveau contrat après, il faudra patienter huit ans pour profiter d’une fiscalité avantageuse.
Le rachat partiel est souvent privilégié pour compléter ses revenus de retraite ou faire face à des dépenses imprévues. Cette option vous permet de conserver les bénéfices fiscaux sur le reste de votre capital. Toutefois, l’assureur peut exiger une justification pour le retrait et poser des conditions, comme conserver un montant minimum sur le contrat ou respecter un seuil pour les retraits. Vous pouvez opter pour un retrait unique, répété ou même programmé.
La rente viagère quant à elle, transforme votre épargne en un revenu régulier versé jusqu’à la fin de votre vie. Bien que garantissant un versement constant, cette option est irréversible : une fois choisie, l’épargne appartient définitivement à l’assureur.
Possibilité de prêt et délais de retrait
Au-delà des retraits classiques, il est aussi possible d’emprunter auprès de son assureur en mettant son épargne en garantie, ce qui s’intègre dans une gestion financière personnelle efficace. Les conditions varient selon le contrat. Le taux d’intérêt et les modalités de remboursement sont, eux aussi, définis dans le contrat.
En ce qui concerne le traitement des demandes de retrait, les assureurs ont un délai légal maximum de deux mois. Toutefois, dans la pratique, ce délai est souvent bien plus court (quelques jours à deux semaines). Certains gestionnaires vont même jusqu’à proposer des retraits en ligne en 48 à 72 heures.
Fiscalité sympa
La fiscalité est un point fort de l’assurance-vie. Avant huit ans, les gains sont soumis à un prélèvement forfaitaire maximum de 12,8%. Au-delà de cette durée, chaque année bénéficie d’un abattement sur les gains : 4 600 euros pour une personne seule et 9 200 euros pour un couple marié ou pacsé. Si vos gains dépassent cet abattement annuel, ils sont taxés à 7,5% sur le surplus.
Pour les contrats plus anciens, avec des versements effectués avant le 27 septembre 2017, la fiscalité fonctionne autrement : imposition graduelle de 35% durant les quatre premières années, 15% entre quatre et huit ans, puis seulement 7,5% après huit ans. Par ailleurs, les cotisations sociales actuelles s’élèvent à 17,2% et sont prélevées chaque année sur les intérêts générés par le fonds en euros.



