Le gouvernement français va bientôt mettre en place de nouvelles mesures pour encadrer le crédit à la consommation, histoire de protéger les emprunteurs et de limiter les risques de surendettement. Cette initiative s’inscrit dans la transposition d’une directive européenne qui vise à harmoniser les règles du crédit en Europe tout en offrant une meilleure protection aux consommateurs. Alors que le surendettement ne cesse d’augmenter, ces mesures pourraient bien aider à stabiliser la situation financière des ménages.
Un cadre renforcé pour différents crédits
Les mesures visent plusieurs types de crédits, chacun traité de façon spécifique. Les crédits à la consommation – qui regroupent les prêts personnels et les cartes de crédit – sont au cœur de la réforme. Les mini-crédits (souvent inférieurs à 200 euros) ainsi que les paiements fractionnés et différés sont également dans le collimateur. Même s’ils paraissent anodins, ces financements peuvent faire grimper le surendettement s’ils ne sont pas bien gérés.
La location avec option d’achat, qui permet d’utiliser un bien avant de l’acheter définitivement, est aussi surveillée de près. Et n’oublions pas les crédits à la consommation compris entre 75 000 et 100 000 euros, qui font aussi partie du nouveau dispositif. Chaque forme de crédit a ses petits défis en termes de gestion et il faut des mesures adaptées pour inciter à un usage responsable.
Une réponse face à la montée du surendettement
Les dernières statistiques alarment : en 2024, environ 17% des dossiers de surendettement incluaient des paiements fractionnés ou des mini-crédits, contre 7% en 2023 et 1% en 2022. Cette progression rapide montre bien l’urgence de freiner l’accès incontrôlé à ces formes de financement.
Par ailleurs, le surendettement global a progressé de 6% durant les cinq premiers mois de 2025, ce qui renforce la nécessité d’adopter des règles plus strictes. Les autorités espèrent qu’en durcissant les conditions d’octroi des crédits, on pourra inverser cette tendance inquiétante, à l’instar des mesures de lutte contre la fraude fiscale.
Directive européenne : vers une protection harmonisée
La directive européenne en cours de transposition vise à offrir une meilleure protection des emprunteurs et à réduire le risque de surendettement, tout en uniformisant les règles du crédit à l’échelle européenne. Ce texte propose un cadre qui renforce la sécurité financière des consommateurs de l’Union.
Un point important concerne la consultation par les établissements financiers du fichier national des incidents de remboursement des crédits aux particuliers. Cela permet de vérifier la solvabilité des clients avant d’accorder un prêt. Même si cette vérification reste facultative pour certains crédits, elle constitue un outil précieux pour prévenir le surendettement.
Pub encadrée et acteurs impliqués
Une autre mesure porte sur la publicité entourant ces crédits. La directive prévoit d’élargir les interdictions publicitaires afin d’éviter que les offres de crédit facile ne soient présentées de manière trop tentante au grand public, une approche similaire à la suspension temporaire des aides en cas de fraude. Cette approche devrait aider à limiter l’incitation excessive à recourir à ces financements.
Parmi les acteurs de cette réforme se trouvent le gouvernement français, la Banque de France et l’Observatoire de l’inclusion bancaire (OIB), créé en 2013. Ces institutions travaillent main dans la main pour s’assurer que chaque volet du nouveau dispositif soit appliqué efficacement.






