Budget 2026 : cet avantage fiscal que l’on croyait perdu est finalement sauvé

Le crédit d’impôt pour les services à la personne reste intact en 2026, préservant l’aide à des millions de foyers.

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Budget 2026 : cet avantage fiscal que l’on croyait perdu est finalement sauvé
Budget 2026 : cet avantage fiscal que l’on croyait perdu est finalement sauvé © journaldeleconomie.fr

Le crédit d’impôt pour les services à la personne (CISAP), un avantage financier majeur pour de nombreux foyers français, sera maintenu dans son intégralité en 2026, confirme Boursorama dans un article dédié. Après des mois d’incertitude et de débats intenses au Parlement, la réforme du crédit d’impôt est confirmée, renforçant la stabilité de cet avantage considéré comme « préféré des Français ». Des pistes de restriction avaient été envisagées cet automne, mais elles n’ont pas été retenues, ce qui garantit aux ménages une continuité pour l’emploi d’un salarié à domicile.

Le dispositif reste tel quel en 2026

Le CISAP continuera de couvrir 50 % des dépenses engagées par les ménages pour des services à domicile, avec un plafond maintenu à 12 000 euros par foyer. Parallèlement, le gel du barème de l’impôt sur le revenu sera indexé sur l’inflation, afin de préserver la capacité des ménages à continuer d’employer du personnel à domicile.

Parmi les mesures qui ont été écartées figuraient la réduction du plafond du crédit d’impôt et l’exclusion des activités qualifiées de « confort », telles que le ménage et le jardinage. Il avait aussi été question de limiter l’aide aux seuls foyers en situation de dépendance.

L’adoption de ce budget, portée par le gouvernement de Sébastien Lecornu, a été facilitée par le recours à l’article 49.3 de la Constitution, après le rejet des motions de censure déposées par La France Insoumise et le Rassemblement national. Ce recours a permis d’entériner la partie « recettes » du projet malgré le « blocage politique au Parlement ».

Coût pour l’État et lutte contre la fraude

Le coût du dispositif pour l’État a beaucoup augmenté : il est passé de 3,5 milliards d’euros en 2015 à une prévision de 6,8 milliards d’euros en 2025. Cette « explosion » des coûts, pointée dans un rapport du député Liot et par l’ancien rapporteur général du budget Charles de Courson, a poussé le gouvernement à annoncer une nouvelle obligation de déclaration pour mieux lutter contre la fraude. Ces mesures visent à contenir la charge pour les finances publiques tout en garantissant l’efficacité du dispositif pour les foyers français.

Ce que disent les acteurs du secteur

La décision de maintenir le CISAP dans sa forme actuelle a été accueillie avec soulagement par la Fédération des particuliers employeurs de France (Fepem) et la Fédération des entreprises de services à la personne (Fesp). Ces organisations représentent respectivement 3,4 millions d’employeurs et 1,2 million de salariés, ainsi que 3 600 structures de prestataires et mandataires. Elles avaient mené des semaines de lobbying intense pour défendre cet avantage fiscal.

Julie L’Hotel-Deloume, présidente de la Fepem, s’est réjouie : « On peut se réjouir de ce dénouement, car les Français ont besoin de visibilité, d’être rassurés et de conserver leur pouvoir d’achat. »

Malgré cette victoire pour les foyers français, certains préviennent que cette stabilité pourrait être temporaire. La non-adoption d’un projet de loi de finances avant le 31 décembre dernier a « sauvé » le pouvoir d’achat pour 2026, grâce au principe de non-rétroactivité (qui empêche d’appliquer des réformes sur des périodes déjà passées). Toutefois, au vu de l’ampleur des coûts liés au dispositif et de la pression sur les finances publiques, des réformes futures restent possibles.

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